Etabli à une quarantaine de minutes de Clermont-Ferrand, le Parc animalier d’Auvergne présente sur un terrain de 30 hectares à flanc de montagne 350 animaux issus de 70 espèces différentes. Avec une prédilection pour la faune des sommets. Tour d’horizon.

L’histoire du Parc animalier d’Auvergne

A l’origine, le Parc animalier d’Auvergne ne s’appelait pas ainsi. Lorsqu’il est créé en 1984 par Maurice Blanc, il porte le nom de Parc animalier et de loisirs du Cézallier, en référence au massif du Cézallier sur lequel il est établi. Un cadre naturel exceptionnel, entre forêts et montagnes, le tout sur un terrain d’une trentaine d’hectares.

En 2012, et alors que le fondateur historique du parc cherche un repreneur, Pascal Damois et Rémy Gaillot se lancent dans l’aventure. Ensemble, ils reprennent le site et le renomme Parc animalier d’Auvergne. S’ouvre alors un nouveau chapitre pour ce zoo avec, notamment, le lancement de nombreux chantiers pour rénover les enclos, développer des services, améliorer l’accueil des visiteurs, etc.

Le Parc Animalier d’Auvergne se transforme non seulement sur la forme, mais aussi sur le fond. L’objectif affiché du site : la conservation des espèces menacées, le bien-être animal et la sensibilisation du public. Symbole fort de son nouvel engagement, il devient en 2014 membre de l’Association européenne des zoos et aquariums (EAZA). Progressivement, le site se spécialise dans la faune menacée des sommets du monde, avec comme espèce emblématique la panthère des neiges mais aussi des animaux moins connus comme le markhor ou le takin.

Markhor, Parc animalier d'Auvergne
Markhor.

Le parc auvergnat mise également sur la mixité et fait cohabiter dans un même espace différentes espèces. Point d’orgue de cette volonté, la construction en 2017 d’un tout nouvel enclos dédié à la faune sud-américaine et regroupant six espèces différentes : le tapir du Brésil, le capybara, le coendou, le nandou de Darwin, le pudu et le singe saïmiri. La même année, le parc a accueilli plus de 100.000 visiteurs, soit près de trois fois plus que l’année de sa reprise, en 2012 (38.000 entrées) !

Les animaux du parc

Panda roux au Parc animalier d'Auvergne
Panda roux au Parc animalier d'Auvergne.

Près de 350 animaux issus de 70 espèces différentes vivent au Parc animalier d’Auvergne. Il s’agit en grande partie d’animaux vivant dans des milieux de montagnes, en adéquation avec la localisation du site à flanc de montagne. Du côté de la « Passerelle de l’Himalaya », on trouve par exemple un couple de panthères des neiges – que le Parc animalier d’Auvergne espère réussir à reproduire, avec l’accord du coordinateur EEP de l’espèce –, un couple de pandas roux – dont la célèbre femelle Mushu, qui s’était échappée de son enclos quelques semaines après son arrivée –, un enclos mixte avec markhors et takins – deux bovidés caprins emblématiques de cette partie du monde – ou encore des ours noirs du Tibet, des urials et des ânes kulans.

Un peu plus loin, à l’extrémité du parc se trouve un enclos immersif avec chamois et bouquetins des Alpes. Un espace qui porte bien son nom de « Sommet du bout du monde », puisqu’il culmine à 900 mètres d’altitude et requiert une assez bonne condition physique pour y parvenir : 150 mètres de dénivelé depuis l’entrée du parc !

Parc animalier d'Auvergne
Rendez-vous dans l'enclos immersif des bouquetins et chamois au "Sommet du monde".

En poursuivant sa route sur les hauteurs du parc, les visiteurs traversent la mini-ferme pédagogique avec ses chèvres naines et ses moutons d’Ouessant puis débouchent sur espace dédié à la faune de l’hémisphère Nord : la « Passerelle des rocheuses ». C’est ici que vivent des loups du Canada, l’élan d’Europe ou encore le porc-épic d’Amérique et le lynx d’Eurasie.

Lionne au Parc animalier d'Auvergne
Lionne au Parc animalier d'Auvergne.

Des espèces originaires d’autres régions du monde sont également présentées. A commencer par deux félins emblématiques : le tigre et le lion, ce dernier étant visible depuis un tunnel offrant plusieurs points de vue. Mais aussi des espèces emblématiques de l’Afrique, comme les lémuriens de Madagascar qui disposent d’un vaste enclos immersif, mais aussi les girafes, arrivées au Parc animalier d’Auvergne en 2014, les zèbres de Hartmann, les cobes de Lechwe et, depuis 2020, les oryx Beïsa.

Girafes au Parc animalier d'Auvergne
Girafes.

En sortant de la zone africaine, la visite se poursuit en remontant vers les deux îlots conçus spécialement pour les atèles variés – qui cohabitent dans un immense espace avec les loutres naines d’Asie –, gibbons à joues blanches, gibbons à mains blanches et siamangs. Nous vous conseillons de démarrer la visite par ce coin car si vous y venez tôt le matin, vous profiterez des puissants chants des gibbons !

Gibbon au Parc animalier d'Auvergne
Gibbon.

Enfin, nouveauté 2020 : le Parc animalier d’Auvergne présente trois nouvelles espèces originaires d’Amérique du Sud. Il s’agit du paresseux à deux doigts, du tamarin pinché et du tatou à trois bandes. Leur enclos se situe à l’endroit du tout nouveau restaurant prévu initialement pour juillet 2020 mais dont l’ouverture a été repoussée à 2021 à cause du Covid-19.

Engagement pour la conservation

Depuis le changement de direction en 2012, le Parc animalier d’Auvergne fait de la conservation des espèces menacées son principal cheval de bataille. Parmi toutes les espèces présentées, environ 65 % sont menacées et/ou font l’objet d’un programme d’élevage européen. « Nous participons à 45 programmes EEP, confirme Wouter Pieters, vétérinaire au Parc animalier d’Auvergne. C’est désormais le critère, pour nous, pour choisir de nouvelles espèces. Les questions que nous nous posons sont : « l’animal est-il en danger dans la nature et/ou a-t-il un programme d’élevage ? » »

Le parc fournit également de nombreux efforts pour sensibiliser le public à la cause animale et à la protection de la biodiversité. Devant les enclos, des panneaux informationnels détaillés présentent l’espèce, son statut de conservation, son milieu naturel et les menaces qui pèsent sur elle dans la nature. Petite attention très appréciable pour les visiteurs : les équipes du parc donne des nouvelles quotidiennement de leurs pensionnaires en écrivant sur des tableaux effaçables qui se trouvent dans l’enclos ce jour-là, pourquoi un animal semble affaibli, pourquoi un autre n’est pas là, quand sont nés les petits, etc.

Panneaux informationnels au Parc animalier d'Auvergne

Si le parc s’engage dans la conservation ex situ via sa participation à ses programmes EEP, il s’engage également dans la conservation in situ via son fonds de dotation Passerelle Conservation. Créé en 2013 avec le soutien du rugbyman Julien Pierre, cet organisme soutient financièrement une quinzaine d’associations actives sur le terrain. Parmi elles, citons par exemple Red Panda Network qui œuvre pour la conservation du panda roux au Népal, Free the Bears pour les ours noirs du Tibet ou encore Antongil Conservation pour les lémuriens de Madagascar.

En 2019, le Parc animalier d’Auvergne a reversé via la Passerelle Conservation la somme de 100.000 € à ces organismes. Pour réitérer l’exploit en 2020 et malgré les difficultés financières liées à la fermeture obligatoire des zoos et aquariums pendant le confinement, l’établissement a lancé l’euro nature : sur chaque billet d’entrée, 1 € est reversé à la Passerelle Conservation (2 € pour chaque passeport annuel).

Services sur place (restauration, boutique, animations…)

Ces dernières années, le Parc animalier d’Auvergne a investi dans le développement de nouveaux services à destination du public, dans une logique de croissance de sa fréquentation. Si pour l’instant aucune offre d’hébergement n’est proposée sur place, d’autres services existent.

Petit train au Parc animalier d'Auvergne
Le petit train Himalayan Express part toutes les 20 à 30 min et permet de parcourir sans se fatiguer le parc. Départ devant l'enclos des hippopotames. Prix : 2 €, gratuit pour les personnes à mobilité réduite.

Restauration et boutique

Il est possible de pique-niquer à l’intérieur du parc. Plusieurs aires de pique-nique avec tables et bancs sont en effet disséminées un peu partout, à l’ombre de grands arbres pour ne rien gâcher.

Pour ceux qui le souhaitent, le Parc animalier d’Auvergne dispose aussi d’une offre restauration. Deux points snacks, l’un au Sommet du monde et l’autre à l’entrée du parc, proposent sandwichs, hot dogs, glaces et autres crêpes à déguster sur le pouce.

La construction d’un restaurant a été lancée en 2019. Ce dernier ouvrira officiellement ses portes à la saison 2021. Initialement, il aurait dû être opérationnel pour la période estivale de 2020 mais la crise sanitaire a retardé les travaux.

Comme aujourd’hui la plupart des parcs animaliers, le Parc animalier d’Auvergne a également sa propre boutique où vous trouverez de nombreux souvenirs de votre visite. Peluches, livres, vêtements à l’effigie d’animaux, etc.

Animations au Parc animalier d’Auvergne

Si vous visitez le Parc animalier d’Auvergne, vous pouvez participer à de nombreuses animations supplémentaires (et payantes). A commencer par les nourrissages privés, accessibles dès l’âge de 3 ans au tarif de 5 €. Pendant 20 minutes, le visiteur participe au nourrissage des loups, des rennes, des girafes ou des singes magots. Au choix.

Du côté des animations VIP, le Parc animalier d’Auvergne propose l’activité « Soigneur d’un jour », accessible dès l’âge de 6 ans. Le temps d’une demi-journée, le visiteur entre dans la peau d’un soigneur animalier et prépare la nourriture, participe au nourrissage des animaux et nettoie les enclos. Durée de l’activité : 3 heures. Prix : 125 € en solo, 185 € en duo.

Autre activité possible : la « Rencontre privilège ». Au choix, les visiteurs peuvent aller au plus près des lions, des panthères des neiges ou des pandas roux le temps d’une trentaine de minutes, accompagnés d’un soigneur. Prix : de 50 € à 75 € selon les espèces.

Pour ceux qui voudraient découvrir les métiers du zoo sur une plus longue période, le parc auvergnat propose à chaque vacances scolaires des stages vacances. Pendant 5 jours, les participants participent à de nombreuses activités, encadrées par l’équipe pédagogique. Accessible dès 8 ans au prix de 350 € (demi-pension incluse).

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