« Ce n’est sans doute pas la fin de l’histoire », promet Rewild – Sea Shepherd sur Facebook. C’est néanmoins un important chapitre que vient de clore le tribunal de commerce de Lorient, en rendant sa décision ce jeudi 20 mai 2021.

Décision en faveur de l’entrepreneur costarmoricain

Le nouveau repreneur de l’ancien zoo de Pont-Scorff s’appelle donc Sébastien Musset. Cet entrepreneur des Côtes d’Armor a convaincu le Tribunal de commerce de Lorient avec son projet de Breizh Park.

Soutenu par six investisseurs, il prévoit d’investir 5 millions d’euros – dont 4 millions en travaux – pour donner un nouveau souffle au site, géré depuis fin 2019 par la SARL Bretagne Zoo, aujourd’hui liquidée.

Sea Shepherd écarté

Seul autre candidat encore en lice face à Sébastien Musset, Sea Shepherd a donc été écarté. Son projet de créer un centre de soins et un espace d’accueil ouvert au public – sans animaux – dédié aux projets culturels n’a pas remporté l’aval du juge.

« Le tribunal atteste que Sea Shepherd n’a eu aucun lien ni aucune influence sur la gestion de la Sarl Bretagne Zoo rachetée par Rewild, mais estime néanmoins que l’échec de Rewild serait la démonstration de l’incapacité pour une ONG de soutenir un tel projet », relate Sea Shepherd sur sa page Facebook.

Le journal régional Le Télégramme affirme par ailleurs que « le projet Sea Shepherd n’avait pas le soutien des acteurs locaux et du secteur de la pêche, qui s’interrogeait sur les motifs réels de son engagement à Pont-Scorff ».

Le projet Breizh Park

Alors, en quoi va consister ce nouveau projet ? Sur le papier, il s’agira d’un parc animalier ouvert au public, avec un objectif de réintroduction des espèces. C’est cette double logique – ainsi que le plan d’investissement et les garanties financières assujetties – qui ont convaincu le tribunal de commerce de Lorient.

De son côté, Sea Shepherd se dit prêt à assister le repreneur dans cette voie, grâce à sa connaissance du sujet – pour avoir planché sur les perspectives de réintroduction des animaux du site pendant plus d’un an – et son réseau à l’international.

« Nos équipes disposent aujourd’hui d’un large réseau international spécialisé dans la réhabilitation d’animaux sauvages et connait très bien les animaux du site qui pourraient en bénéficier. Dans leur intérêt, nous sommes disposés à assister le repreneur afin que tout le travail réalisé au cours de l’année écoulée ne pâtisse pas du naufrage de la SARL Bretagne Zoo », écrit l’ONG.

Neuf des douze postes sont repris. Si les travaux se déroulent comme prévu, l’ouverture pourrait avoir lieu en juin 2022.

« C’est un projet de passionnés. Les investisseurs ont obligation de bloquer leurs capitaux pendant cinq ans et aucun dividende ne peut être réclamé. Tous les bénéfices seront réinjectés dans le parc », a déclaré Sébastien Musset au Télégramme.

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