Le parc zoologique fondé par Louis Gay à Doué-la-Fontaine est devenu, le 14 octobre 2019, le premier zoo de France classé « refuge LPO ». Une reconnaissance de poids pour cet établissement engagé dans la gestion écologique de son site depuis de nombreuses années.

Le Bioparc classé refuge LPO

Il y avait du beau monde, lundi 14 octobre, au Bioparc de Doué-la-Fontaine, pour la cérémonie officielle visant à remettre au zoo le label « refuge LPO », une reconnaissance encore jamais attribuée à un parc zoologique français. Il rejoint ainsi les 29 860 sites certifiés « refuges LPO » en France.

A cette occasion, le président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) – Allain Bougrain Dubourg – le vice-président – Philippe de Grissac – et le président de l’antenne d’Anjou – Jean-Pierre Moron – se sont réunis pour remettre aux directeurs du Bioparc – Pierre et François Gay – cette distinction si particulière. La députée du Maine-et-Loire Laetitia Saint-Paul était également présente.

Quinze années d’engagement sur le terrain

Au Bioparc, cela fait déjà une quinzaine d’années que les équipes travaillent à la protection de la biodiversité in situ. « Nous sommes engagés dans une démarche de préservation de notre site en favorisant le développement de la biodiversité locale et spontanée, en n’utilisant pas de produits phytosanitaires, en maîtrisant nos consommations d’eau, d’énergie et ses rejets, en généralisant le tri sélectif sur l’ensemble du parc et en sensibilisant les visiteurs aux enjeux environnementaux », énumère le Bioparc.

Plaque officielle de la LPO au Bioparc
Inauguration de la plaque officielle lors de la cérémonie, le 14 octobre 2019.

En recevant le label « refuge LPO » de la part de l’association qui défend l’avifaune mais aussi toute la biodiversité dans son ensemble partout sur le territoire, le zoo de Doué-la-Fontaine se voit récompensé pour tous ses efforts.

Et notamment pour son travail en faveur du développement de la biodiversité locale : en créant des installations favorables, le Bioparc a su mettre en place les bonnes conditions pour que des espèces locales, aujourd’hui menacées, trouvent naturellement refuge sur ce site préservé.

Les espèces non captives réfugiées au Bioparc

Ici vivent en effet de nombreux animaux non captifs, qui ont décidé de s’installer sur ce site protégé.

A commencer par les oiseaux, qui sont au total 30 espèces différents d’oiseaux nicheurs – dont 11 en déclin dans les Pays-de-la-Loire – et qui ont besoin de nidifier en toute tranquillité entre mars et septembre. Corbeaux freux, choucas des tours, hirondelles de rivage ou encore moineaux domestiques ont ainsi construit leurs nids au Bioparc.

Le site abrite également une importante population de crapauds accoucheurs, aussi appelés « alytes accoucheurs », dont tout un groupe a trouvé refuge dans « la vallée des rhinocéros » du zoo de Doué-la-Fontaine. Des couleuvres verte et jaune vivent aussi dans les parages.

Les mammifères ne sont pas en reste puisque 25 des 69 espèces sauvages vivant dans le département sont présentes sur le site. Parmi elles, 6 sont considérées comme prioritaires en matière de conservation dans les Pays-de-la-Loire : 3 espèces de chauves-souris – barbastelle d’Europe, grand murin et petit rhinolophe –, 2 espèces de rongeurs – campagnol amphibie et lérot – et le lapin de garenne.

« Cette distinction est une reconnaissance de la philosophie militante de notre parc pour la nature et le bien-être animal. Nous avons à cœur de faire la part belle à la faune et à la flore locale depuis longtemps, et c’est tout naturellement que nous avons postulé à ce label. Les inventaires naturalistes et l’accompagnement de la LPO sur les bonnes pratiques de gestion de notre site vont nous permettre d’assurer la pérennité de la biodiversité sauvage locale », s’est exprimé le Bioparc lors de la cérémonie officielle.

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