Saïmiri, addax, kangourou roux, wallaby de Bennett, émeu… les naissances se multiplient à Planète Sauvage. Mais en février, deux naissances plus particulières ont eu lieu. L’une d’elle est une première nationale, le singe hurleur roux, l’autre est plus courante mais d’une espèce peu connue, l’hippotrague noir. Pour en parler, nous avons interrogé Vincent Lantheaume, chef animalier du parc zoologique.

9 février : naissance d’une femelle hippotrague noir

Changement de décor et de continent avec la naissance d’un hippotrague noir le 9 février. « Nous comptons actuellement un troupeau de six individus, un mâle et cinq femelles. Nous avions des naissances chaque année puis nous avons changé de mâle reproducteur en 2020, année où nous n’avons connu aucune reproduction. Cette petite femelle est la première descendante du nouveau mâle », détaille le chef animalier de Planète Sauvage.

Pour la naissance, l’équipe s’est assurée que la mère soit dans un bâtiment intérieur pour mettre bas. Le mâle étant un peu trop collant avec ses femelles, le couple mère-petit a été isolé une semaine avant d’être mis en contact avec les autres femelles du troupeau. Le temps aussi pour l’équipe vétérinaire de s’assurer que le petit hippotrague tète correctement. Plus tard seulement, il sera présenté au mâle, quand il sera un peu plus fort.

En France, cinq parcs présentent des hippotragues noirs : le Zoo Safari de Thoiry, Planète Sauvage, la Réserve africaine de Sigean, le Zooparc de Beauval et le zoo du Bassin d’Arcachon. Mais seulement trois naissances ont eu lieu ces 12 derniers mois, dont Kezako, le petit mâle né le 2 janvier à Beauval.

L’hippotrague est une grande antilope africaine bien moins connue que la gazelle, le springbok, le cobe ou encore le koudou. Il existe quatre sous-espèces, celle visible en parc zoologique est l’hippotrague noir commun ou du Sud (Hippotragus niger niger). Elle n’est pas considérée comme menacée. On la surnomme « antilope cheval » à cause de sa crinière qui rappelle celle des équidés, mais attention, il s’agit bien ici d’un bovidé !

16 février : naissance du premier singe hurleur roux sur le sol français

Parmi les nombreuses espèces de primates présentées et élevées dans les parcs animaliers français, certaines sont devenues courantes comme le maki catta, d’autres sont beaucoup plus rares. C’est le cas des doucs, une espèce de langurs arrivée fin 2020 au ZooParc de Beauval, ou bien des singes hurleurs roux présentés uniquement à Planète Sauvage.

Alors quand Yerba, arrivée en décembre 2018 dans le parc français, a donné naissance à un petit mâle, forcément, l’événement était de taille. Cette espèce très rare en captivité est arrivée au parc zoologique dans le cadre de la nouveauté 2018, le Sentier des Incas, qui présente des singes d’Amérique du Sud. « C’est une volonté de notre part de mettre en avant des espèces peu connues et peu représentées dans les parcs zoologiques », nous explique Vincent Lantheaume.

Né le 16 février, ce petit singe hurleur roux n’a pas été approché par l’homme avant un long moment afin de ne pas perturber la maman et mettre en péril la survie du petit. « Nous attendons toujours trois semaines, voire un mois, avant d’annoncer les naissances et prendre des photos des petits pour le public. Nous sommes très vigilants à ne pas déranger le couple maman-bébé », précise Clémentine Amar, responsable communication et marketing de Planète Sauvage.

Les singes hurleurs roux font régulièrement du medical training et sont pesés une fois par semaine, nous explique le chef animalier du parc. La gestation était donc connue et la naissance était d’autant plus attendue. « Il s’agit d’un programme d’élevage en captivité (EEP) récent, géré par le zoo d’Apenheul en Hollande », poursuit Vincent Lantheaume. C’est d’ailleurs de ce parc spécialisé dans les primates que provient Yerba, la femelle de Planète Sauvage. Seuls 14 parcs zoologiques à travers le monde présentent cette espèce, dont huit en Europe et Planète Sauvage est le seul en France.

« Bien que la mise-bas ait eu lieu dans un bâtiment chauffé entre 17 et 20°C, le petit sort déjà quasiment tous les jours, accroché au ventre ou au dos de sa mère qu’il ne quitte pas avant 1 an. Cette espèce a la particularité d’être folivore, elle mange des feuilles. Nous ne leur donnons que ponctuellement des fruits, lors du medical training par exemple. Comme leur alimentation est faible en énergie, leur métabolisme est lent. Les singes hurleurs roux passent donc beaucoup de temps dehors à dormir mais le petit sera visible dès la réouverture du parc. »

Le 5 avril, Planète Sauvage a révélé le prénom du petit mâle qui s’appellera donc Shongo, ce qui signifie « cœur ».

Nouveauté 2021 : les lions et les guépards dans la partie piétonne

Cette année, deux nouvelles espèces seront visibles dans la parc à pied ! Il s’agit d’abord des quatre lions d’Angola nés en 2019 dans le circuit voiture. Ils seront donc transférés non pas dans un autre parc animalier mais dans l’autre partie de Planète Sauvage où les visiteurs pourront continuer à les voir grandir.

lionceaux
Les lions d’Angola nés en 2019 dans le safari voiture seront transférés dans le parc à pied. ©Planète Sauvage

Des guépards de la piste safari seront également transférés dans la partie piétonne, près des loups à crinière, des vigognes et des nandous.

Enfin, le porc-épic du Cap sera de retour dans le village de Kirikou ! Cette espèce avait quitté le parc en 2013.

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