Ceux qui ont visité le ZooParc de Beauval ces derniers mois ont dû le remarquer : toute une zone était en chantier. Et pour cause, il s’agissait des volières situées près de l’entrée, qui ont été entièrement repensées.

De 41 à 16 volières

Ces volières – au nombre de 41 initialement – ont été les premiers espaces construits en 1980 par Françoise Delord, la fondatrice du parc disparue en décembre dernier. Même si cette passionnée d’oiseaux avait déjà, à l’époque, à cœur de préserver le bien-être des animaux, des travaux étaient nécessaires pour améliorer leurs conditions.

« Ce chantier nous tenait à cœur pour permettre à nos oiseaux d’évoluer dans des espaces plus grands, plus hauts », assure son fils, Rodolphe Delord, actuel directeur du zoo de Beauval.

Les 41 volières d’origine ont disparu pour n’en former plus que 16, plus grandes et plus à même d’offrir de grandes surfaces de vol aux oiseaux.

« Nous avons fait tomber des structures datant du début du parc. C’est une page qui se tourne, mais qui nous a semblé nécessaire pour accroître le bien-être animal et la beauté du parc », poursuit Rodolphe Delord.

Nouvelles espèces

Grand hocco, nouvelle espèce présentée à Beauval
Grand hocco. ©ZooParc de Beauval

A l’occasion de ces aménagements, le ZooParc de Beauval accueille de nouvelles espèces d’oiseaux, qui cohabitent avec les individus déjà présents dans les volières d’origine.

« Notre souhait était de présenter ensemble des espèces occupant les différentes strates des nouvelles volières. Oiseaux de sol, columbiformes et perroquets vivent ensemble dans ces grandes volières à thématique géographique », explique Nicolas Lefrique, du service Sciences et Conservation de Beauval.

Parmi les nouvelles espèces d’oiseaux présentées à Beauval se trouvent la très menacée perruche de Latham, de la famille des Psittacidés. Originaire d’Australie, cette perruche d’environ 25 cm arbore un pelage très coloré, mixant un vert prédominant avec des teintes plus discrètes de rouge, de jaune et de bleu. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) classe l’espèce dans la catégorie « en danger critique » d’extinction.

Autre nouvelle espèce : le grand hocco, reconnaissable à son bec jaune vif qui tranche avec le noir de son plumage. Les grands hoccos de Beauval ont rejoint les aras hyacinthe et les cacatoès noirs (ou microglosses), déjà présents sur place. Dans la nature, cette espèce originaire d’Amérique centrale est menacée par la chasse et les captures pour devenir des animaux de compagnie, ainsi que par la déforestation et les incendies. Elle est classée « vulnérable » par l’UICN.

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