Chaque année, les parcs animaliers fêtent de nombreuses naissances mais pleurent également de nombreux départs. Au zoo d’Amiens, l’année 2018 aura été marquée par la naissance en mai de Paprika, un bébé ocelot, et par le décèsle 10 septembre dernier de son mâle otarie, Golo. Plus qu’un animal pour le zoo.

otarie amiens
Golo, le mâle otarie du zoo d’Amiens.

Golo, surnommé « papy grincheux » par ses soigneurs, inquiétait depuis quelques temps le personnel du site. Alors qu’en milieu sauvage les otaries de Californie atteignent rarement l’âge de 20 ans, Golo avait fêté le 5 juillet dernier ses 24 ans. Un âge avancé qui nécessitait le passage d’un examen médical : « C’est une fois la visite vétérinaire terminée qu’est survenu son décès.
L’autopsie révèlera une insuffisance cardiaque grave, ayant pour conséquence un dysfonctionnement de la plupart des organes vitaux. L’animal était donc proche de sa fin.
 » explique le parc animalier picard dans une publication Facebook.

Golo est arrivé au Zoo d’Amiens le 11 août 2000, à l’âge de 6 ans, en provenance d’Allemagne où il est né. Cette otarie de Californie – la même espèce que les otaries du Zoo de la Flèche – partageait son bassin avec deux femelles, Mona (6 ans) et Flora – la première otarie née au zoo d’Amiens il y a 18 ans -, et depuis septembre 2017, avec Joey, un jeune mâle né en 2016. L’arrivée de la jeune otarie était d’ailleurs prémonitoire. Censé prendre la relève comme mâle dominant, Joey est devenu depuis ce 10 septembre le futur mâle reproducteur du parc animalier, même s’il ne sera pas mature avant encore quelques années.

couple otaries zoo d'amiens
Golo et Sula au zoo d’Amiens.

En disparaissant, le vieux mâle a rejoint Sula, la femelle décédée en juillet 2017 à l’âge de 24 ans, qui a également succombé à un cancer généralisé. Avec elle et Flora, Golo a eu sept descendants. Otarie impressionnante de 330 kg en moyenne, il était souvent aperçu de dos par les visiteurs, comme le fait remarquer l’un des nombreux commentaires laissés à la suite de la publication annonçant le décès de l’animal. Le vieux mâle semblait bouder, mais que nenni ! Le parc élucidera le mystère en expliquant : « Nous avions mis en place avec un éthologue un protocole d’observation pour essayer de comprendre ce qui lui passait par la tête lorsqu’il restait sur le ponton à nous tourner le dos. La conclusion de la phase d’étude : Golo monte sur le ponton aux heures où passe le plus souvent ses soigneurs… en fait, il observait ses soigneurs pour voir s’ils sortaient de la cuisine avec un seau de poissons ! »

Facétieux, Golo l’était également pour les spectacles où il n’était pas rare qu’il amuse les visiteurs en désobéissant ouvertement aux ordres de ses soigneurs. Des professionnels qui ont aujourd’hui le cœur brisé par ce départ si symbolique : « Certains individus accueillis au zoo d’Amiens peuvent marquer l’histoire du site. C’est indéniablement le cas de l’otarie Golo », explique avec émotion le parc animalier de la Somme.

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