Vous connaissiez les perles du bac ? Vous aimerez les perles des parcs animaliers ! C’est parti pour le top 10 des espèces les plus souvent confondues en parcs zoologiques.

1. La confusion entre renard roux, dhole et loup à crinière

L’une des confusions les plus courantes, c’est de voir des renards roux partout en parcs animaliers dès qu’un animal est roux ! Et ce sont les loups à crinière et les dholes qui font le plus souvent les frais de cette confusion. Les trois espèces ont certes en commun un pelage couleur orangée et appartiennent toutes les trois au genre canidé, mais les ressemblances s’arrêtent là.

Le loup à crinière domine par la taille les deux autres espèces et ne vit qu’en Amérique du Sud. Le dhole vit en meute nombreuse et est visible est Asie du sud-est tandis que le renard roux est très répandu dans tout l’hémisphère nord. Si ces deux dernières espèces se ressemblent effectivement, il suffit de regarder leur pelage pour les différencier en parcs zoologiques. Le renard roux, de couleur plus clair, arbore également une sous-gorge et un poitrail blanc tandis que le dhole est plus sombre et son poitrail, bien que plus pâle et rarement aussi blanc que celui du renard. Ou alors c’est que vraiment vous n’avez pas de chance !

2. La confusion entre rhinocéros indien et hippopotame

La deuxième erreur la plus fréquente est la confusion entre rhinocéros et hippopotames. Alors là, on avoue, on a du mal à comprendre comment c’est possible à Zooactu. L’un a des cornes et l’autre non ! Les rhinocéros sont répartis entre Afrique et Asie tandis que les hippopotames sont uniquement africains. En dehors de leur corpulence et du fait qu’ils soient tous deux herbivores, peu de choses permettent de confondre rhinocéros et hippopotames.

confusion rhino et hippo
A gauche un rhinocéros indien, à droite un hippopotame.

C’est en fait avec le rhinocéros indien, aussi appelé rhinocéros unicorne, que la confusion est la plus répandue. Et tout simplement parce qu’en parc zoologique comme dans la nature, il n’est pas rare de le voir se baigner contrairement aux rhinocéros blancs très présents également en captivité. En effet, comme l’hippopotame, le rhinocéros indien passe une grande partie de son temps immergé dans l’eau ou la boue pour protéger sa peau du soleil.

3. La confusion entre léopard, guépard et jaguar

On vous l’accorde, dans la catégorie félins, dur dur pour un novice de s’y retrouver et même parfois pour les initiés ! Si le terme « gros chat » est malheureusement le plus usité par les visiteurs, il existe quand même quelques astuces pour différencier ces félidés.

Le jaguar est le seul des trois à vivre en Amérique du Sud, c’est aussi le plus aquatique du trio et vous le verrez souvent en captivité avec un bassin où il peut nager. Le léopard ou panthère – les deux termes sont synonymes – vit lui en Afrique et en Asie et aime particulièrement prendre de la hauteur en se perchant sur une branche d’arbre. Si les deux espèces ont des corpulences ressemblantes, on peut les différencier à leurs taches. Les ocelles de la panthère sont vides, tandis que ceux du jaguar ont une petite tache noire en leur centre sur les flancs.

Enfin, le guépard n’a physiquement rien à voir avec ses cousins. Animal terrestre le plus rapide du monde, il présente un corps taillé pour la course, fin et tout en longueur. Autre particularité : deux lignes noires semblent couler telles des larmes de ses yeux à sa gueule.

4. La confusion entre hyène et lycaon

Dans le cas précis de la confusion entre hyène et lycaon, le problème vient surtout du peu de médiatisation du second. Il faut l’avouer, bien peu de visiteurs connaissent le chien sauvage d’Afrique. Tandis que les hyènes sont célèbres à cause ou grâce – choisissez votre camp – du dessin animé le Roi Lion, les lycaons constituent une espèce totalement méconnue. Toutes les deux vivent en Afrique et sont carnivores mais leur physionomie n’a rien à voir.

Les lycaons sont fins et haut sur pattes, avec un pelage jaune parcouru de taches noires, blanches ou rousses d’où lui vient son surnom de « chien peint » ou « painted dog » en anglais.

A gauche, une hyène, à droite, un lycaon.

Les hyènes en revanche sont trapues et massives, avec toujours la tête plus haute que le reste du corps, si bien que leur dos est toujours en pente. Il en existe différentes espèces : la hyène tachetée, la hyène rayée sont toutes les deux visibles en France en parcs zoologiques. En revanche, la hyène brune est beaucoup plus rare et méconnue.

Si hyènes comme lycaons sont des animaux sociables qui vivent en clans familiaux, ils n’appartiennent pas du tout à la même famille animale ! Les hyènes sont proches des félins puisqu’ils appartiennent au sous-ordre des féliformes tandis que les lycaons sont des canidés.

5. La confusion entre lémurien et suricate

Alors celle-ci, nous l’avouons, c’est vous qui nous l’avez glissée sur notre page Facebook. Confondre lémurien et suricate, on n’y aurait tout simplement pas pensé ! Selon le témoignage de Clément, la confusion est pourtant répandue : « Les suricates sont des lémuriens ! J’ai entendu ça dans plusieurs parcs toute l’année par tout type de personnes et je ne comprends toujours pas pourquoi ? »

Les lémuriens sont des primates – et non des singes – qui vivent uniquement à l’état sauvage sur l’île de Madagascar tandis que les suricates vivent en Afrique continentale. Les premiers sont omnivores mais se nourrissent principalement de feuilles et de fruits alors que les seconds sont carnivores.

Les lémuriens vivent en hauteur, dans la végétation, et ne viennent au sol que pour profiter des rayons du soleil. Les suricates sont uniquement au sol, où ils creusent des terriers et des galeries.

Mais alors pourquoi les visiteurs les confondent-ils ? Très probablement à cause de leur apparence tout en longueur et de leur capacité de se mettre debout sur leurs pattes arrière comme les hommes. Mais si les lémuriens peuvent se déplacer sur deux pattes en effectuant des petits sauts, les suricates eux reviendront sur quatre pattes.

6. La confusion entre manchot et pingouin

Alors, on va être clair. Ce n’est jamais un pingouin ! Il n’y a qu’une seule espèce de pingouin, le pingouin torda, un oiseau aquatique qui, à notre connaissance, n’est pas représentée en captivité en France, contre 18 de manchots ! Les manchots les plus courants en captivité sont les manchots de Humboldt et les manchots du Cap mais Océanopolis présente également des manchots royaux, papous et des gorfous sauteurs !

Enfin, si vous aviez encore un doute pour savoir si vous avez un manchot devant les yeux, il suffit de voir s’il vole ! Aucun manchot ne vole, alors que le pingouin torda lui, en revanche, passe le plus clair de son temps dans les airs.

alca torda
Si ce que vous avez sous les yeux ne ressemble pas à ça, alors c’est un manchot.

7. La confusion entre orang-outan et gorille

Encore une confusion de laquelle vous avez été témoin et que vous avez partagée avec nous ! Les orangs-outans et les gorilles font parties des primates qu’on appelle « grand singes » mais, en dehors de ça, tout les oppose !

Les deux espèces de gorilles vivent en Afrique tandis que les trois espèces d’orangs-outans vivent en Indonésie. Les premiers sont brun foncé à noir, avec des zones grises, alors que les orangs-outans sont roux ! « Les fameux « gorilles roux » » s’amuse Estelle sur notre page Facebook.

Autre différence notable, l’orang-outan passe quasiment tout son temps dans les arbres, malgré son poids conséquent, tandis que le gorille est beaucoup plus souvent au sol.

8. La confusion alligator, crocodile et gavial

Différencier alligator et crocodile n’est pas toujours simple, on vous l’accorde. Dans la nature, les alligators vivent en Amérique tandis que les crocodiles sont visibles également en Afrique et en Océanie. Il s’agit bien sûr dans les deux cas d’un reptile aquatique à la morsure foudroyante mais leurs mâchoires diffèrent légèrement. La gueule du crocodile est de forme triangulaire et plus courte que celle de l’alligator qui est large et arrondie. Outre la forme, les dents pourraient vous aider. Chez les alligators aucune dent n’est visible quand la mâchoire est fermée, tandis que chez le crocodile deux dents du bas sont visibles !

Enfin, le gavial est beaucoup plus rare en captivité. On le distingue facilement par sa mâchoire longue et fine.

9. La confusion entre tapir malais et panda géant

Il faut quand même être sacrément fort pour confondre tapir malais et panda géant ! Et pourtant, vous en avez été témoin et notamment Dylan qui témoigne sur notre page Facebook quand on vous a demandé les plus belles bêtises entendues en parc animalier : « Une personne qui dit que l’animal noir et blanc devant lui est un panda alors que c’est un tapir ».

Alors là on va faire simple, à part la couleur il n’y a strictement aucune ressemblance !

Ok les deux espèces sont noires et blanches mais le tapir de Malaisie ne grimpe pas aux arbres et le panda géant ne barbotte pas dans l’eau.

confusion panda et tapir
A gauche, un panda géant, à droite, un tapir malais.

10. La confusion entre phoque et otarie

Finissons par deux espèces qui sont très très souvent prises l’une pour l’autre, il s’agit de l’otarie et du phoque. On ne va pas se le cacher, de ce top 10 c’est peut être les espèces les plus dures à différencier.

Et pourtant il suffit de regarder les oreilles. Celles des otaries sont visibles à l’oeil nu tandis que celles des phoques ne sont pas apparentes, de simples trous leur permettent d’écouter leur environnement.

Autre différence, l’otarie peut se redresser sur ses pattes avant et marcher tandis que le phoque ne peut que ramper ou rebondir pour avancer sur terre !

Et pour ceux qui confondent loutres et otaries, on ne peut plus rien !

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