Il aura fallu un chantier colossal, presque 18 millions d’euros et plus de deux ans de travaux pour voir l’achèvement du chantier « TIGERWORLD » au zoo d’Amnéville, situé près de Metz.
Tigerworld - spectacle de tigres
Mêlant effets spéciaux, mise en scène et projections numériques, le spectacle offert par Tigerworld tient beaucoup plus des shows hollywoodiens que de ce qu’on a l’habitude de voir dans les parcs zoologiques de l’Hexagone.

L’idée aura mis du temps à germer dans l’esprit de Michel Louis, directeur du zoo d’Amnéville. Sa passion des fauves remontant à l’enfance, il a longtemps caressé le rêve de devenir dresseur. Aujourd’hui, après de nombreux efforts, le résultat est là et Tigerworld n’est plus seulement un projet. Depuis le 11 avril 2015, c’est une immense salle de spectacle pouvant accueillir près de 2 000 visiteurs et présentant un numéro de dressage où 9 tigres du Bengale (dont 2 tigres blancs) font face à un homme, Rémy Flachaire.

Un dresseur de tigres au parcours atypique

Rémy Flachaire héros de TigerworldArrivé au zoo d’Amnéville en 2007, Rémy monte tout d’abord le spectacle de fauconnerie équestre tout en nourrissant une passion pour les grands félins. 5 années plus tard, en janvier 2012, au court d’un voyage au Kenya, il va faire part à Michel de son souhait de travailler avec les fauves et c’est ainsi que débutera l’aventure TigerWorld. Si les travaux ont pris du temps, ils ont aussi laissé à Rémy le temps de se former et d’obtenir une vraie complicité avec ses tigres. Deux des neufs tigres présentés ont notamment été élevés au biberon.

Agé de seulement 26 ans, Rémy Flachaire est aujourd’hui l’un des plus jeunes dresseurs de fauves au monde.

Tigerworld se veut aussi pédagogique

Derrière le show offert par Tigerworld, le zoo d’amnéville essaie de ne pas oublier la mission pédagogique qui est la sienne. Le spectacle démarre par une longue vidéo retransmise sur un écran de 43 mètres de large présentant le tigre et son histoire avec un message perceptible : derrière la majesté et la puissance de l’animal se cache une vulnérabilité dont nous sommes aujourd’hui les seuls responsables.
Le zoo participe très activement à la conservation du grand félin et dit lui allouer un minimum de 110 000 € par an (information que nous n’avons pu vérifier).

Même si le spectacle a pu rencontrer des oppositions, on ne peut pas remettre en cause l’amour évident que porte le directeur et le dresseur à leurs félins. Cependant, est-ce que cette vision du tigre obéissant aux ordres d’un homme dans un grand chapiteau est celle qui rend le mieux hommage à ce chasseur de la jungle ? Seul l’avenir nous le dira…

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