Les petits sont nés au début de l’automne. Il s’agit de la deuxième portée de guépardeaux en 2019 dans ce parc animalier ardéchois, après la naissance de quatre autres petits le 9 avril dernier. Au total, treize bébés guépards sont nés en France l’an dernier, dont huit au Safari de Peaugres.

Quatre guépardeaux en bonne santé

Nés le 30 septembre 2019, les bébés guépards – trois femelles et un mâle, comme pour la précédente portée – sont aujourd’hui âgés de plus de 4 mois et en « bonne santé », assurent les équipes du Safari de Peaugres. « Ils ont déjà de l’énergie à revendre et multiplient les séances de jeux ! », se félicite-il, alors que le public peut d’ores et déjà faire leur connaissance, depuis la réouverture du site le 22 février.

Toutefois, leur naissance a mobilisé les soigneurs, car l’espérance de vie des petits félins n’est guère élevée au cours des premiers jours. C’est pourquoi les premières heures de vie de ces petits ont été suivies avec attention à l’aide de caméras, notamment pour s’assurer que leur mère – dont il s’agit de la toute première portée – s’occupait bien de ses petits. Heureusement, « ils ont immédiatement été nourris et chouchoutés par elle », poursuit le parc animalier. Les soigneurs n’ont donc pas eu à intervenir, comme cela avait été le cas avec Zoé, une petite femelle adoptée par une autre femelle car sa mère manquait de lait.

23 guépards au Safari de Peaugres

Guépard au Safari de Peaugres

Avec cette nouvelle naissance issue de l’accouplement de la femelle Arya, née à Peaugres en 2016, avec le mâle Akin, né en 2012 et arrivé en Ardèche il y a trois ans, le parc animalier ardéchois présente désormais 23 guépards ! « Depuis trente ans, nous nous sommes spécialisés dans la reproduction de cette espèce protégée, délicate à reproduire. Plus d’une centaine de guépards sont ainsi nés en Ardèche ces dernières décennies », rappelle le Safari de Peaugres.

Autant de naissances sont-elles nécessaires ? Oui, selon Peaugres. « La population présente dans la nature est en déclin et est estimée à un peu plus de 6 600 individus matures. Engagé dans le programme européen d’élevage et de reproduction (EEP) du guépard, le parc contribue à la bonne gestion de ce patrimoine génétique, qui doit éviter la surreprésentation de certaines lignées génétiques au détriment d’autres, et aussi, les reproductions consanguines. Des transferts sont ainsi organisés chaque année entre parcs zoologiques, sous l’impulsion du coordinateur de l’EEP, afin de former des nouveaux couples », explique l’établissement.

En 2018 et en 2019, la Réserve africaine de Sigean et le zoo de Montpellier ont également eu des naissances de guépards. Ce dernier a même établi un record avec trois portées sur la seule année 2018.

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