Serpents, mygales, insectes… Chez beaucoup de personnes, la seule évocation de ces animaux provoque moult réactions désagréables : frissons, chair de poule, nausée et surtout, de la peur. Mais ces « sales bêtes », comme certains les appellent, sont en réalité extraordinaires et gagnent à être connues. C’est ce qu’entend faire Exotic Park.

La pédagogie comme maître-mot

Situé à Lescar, près de Pau, ce parc zoologique tout juste ouvert fin 2019 relève donc le défi de sensibiliser ses visiteurs aux « bébêtes » mal-aimées. Parmi les pensionnaires, vous trouverez tout de même quelques mammifères, comme de petits primates, ainsi que des oiseaux originaires des quatre coins de la planète. Mais – comme l’explique son fondateur Guillaume Dazarcq –, « le cœur d’Exotic Park, l’âme du projet, c’est ce vivarium de 500 mètres carrés » dans lesquels évoluent insectes, arachnides et reptiles en tout genre.

« Ici, ce ne sont pas du tout des sales bêtes, comme on les appelle souvent. Au contraire », continue cet ancien responsable pédagogique de l’Espace Zoologique de Saint-Martin-la-Plaine. Tout est fait pour apprendre à mieux connaître ces espèces méconnues et ainsi déconstruire les craintes qu’elles provoquent. Mieux, on découvre les incroyables facultés dont elles disposent, comme par exemple les phasmes des Caraïbes, experts en camouflage. « C’est un animal très beau, adapté à la survie », détaille le passionné en manipulant une femelle à qui il manque une patte. « La preuve c’est que malgré cela, elle vit extrêmement bien. »

Un espace « musée » présentant une étonnante collections d’insectes et arachnides naturalisés complète la visite de ce vivarium. La suite se déroule dans la partie extérieure du parc, où vivent sur 2 hectares et dans différents enclos aménagés des oiseaux et des animaux domestiques.

La partie extérieure d'Exotic Park s'étend sur 2 hectares
La partie extérieure d'Exotic Park s'étend sur 2 hectares. ©Zooactu

Conservation in-situ et refuge

En parallèle de son travail de sensibilisation aux animaux mal-aimés, Exotic Park a souhaité s’investir dans la préservation d’espèces menacées in-situ. « Nous ne présentons pas d’espèces ayant besoin d’être reproduites à tout prix en captivité. En revanche, nous soutenons des associations sur le terrain », poursuit Guillaume Darzacq.

En 2020, le tout-jeune parc animalier a ainsi soutenu trois programmes de conservation in-situ et devrait en soutenir cinq en 2021. Malgré peu de mois d’ouverture en raison des différents confinements et des restrictions sanitaires, Exotic Park a reversé 20.000 euros à ces programmes. Le tout grâce à l’Euro Nature, en partenariat avec La Passerelle Conservation. Le principe : à chaque entrée, un euro est reversé à ces associations.

Serpent à Exotic Park
Guillaume Darzacq avec un serpent des blés. ©Zooactu

« C’est important faire de la pédagogie, c’est important de soutenir la conservation des espèces menacées dans leur milieu naturel, mais c’est aussi important de sauver des individus », ajoute Guillaume Darzacq. Des animaux maltraités ou détenus illégalement qui, une fois saisis par les autorités, ont besoin d’un foyer pour démarrer une nouvelle vie.

Récemment, Exotic Park a par exemple recueilli plusieurs perroquets. « Ils sont arrivés chez nous dans un triste état », raconte le fondateur d’Exotic Park. Mais après des soins adaptés et l’aménagement d’une volière dédiée, tous vont mieux. « Nous sommes heureux de les voir voler ensemble aujourd’hui. »

Les insectes à Exotic Park
Guillaume Darzacq présente une femelle phasme des Caraïbes. ©Zooactu

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