Le parc animalier de Villars-les-Dombes dans l’Ain lance un financement participatif. Le but : récolter pour financer la création d’un centre de reproduction spécialisé dans les espèces d’oiseaux menacées d’extinction telles que le vautour moine, le gypaète barbu ou encore l’outarde canepetière.

L’effondrement de la biodiversité touche toute la faune, y compris les oiseaux. Sur les 11.121 espèces recensées dans le monde, 13 % sont menacées d’extinction et 40 % voient leur population diminuer. Face à ce déclin, le Parc des Oiseaux veut agir et annonce le lancement du « programme Barnabé ».

Un centre de reproduction des espèces menacées

« Nous souhaitons renforcer notre action en faveur des espèces menacées », déclare le parc animalier spécialisé dans l’avifaune. Comment ? En créant un centre de reproduction dédié aux espèces d’oiseaux menacées de disparition ou localement éteintes à l’état sauvage.

Ce projet – baptisé « Barnabé » en référence au vautour moine du même nom né au Parc des Oiseaux au printemps 2019 puis relâché en Bulgarie – nécessitera la construction d’une vingtaine de volières et abris, intérieurs comme extérieurs, ainsi que d’une cuisine et de locaux techniques spécialisés.

Montant total de l’investissement : 150.000 € pour la création, puis 45.000 € de coût de fonctionnement annuel. Pour l’aider à financer ce centre de reproduction, le Parc des Oiseaux lancera courant 2020 une campagne de financement participatif sur la plateforme kocoriko.fr.

Quelles espèces concernées ?

Le Parc des Oiseaux déclare que ce centre s’impliquera à son démarrage dans la conservation de trois espèces européennes : le vautour moine, le gypaète barbu et l’outarde canepetière.

Vautour moine
Vautour moine.

Le vautour moine est considéré comme « peu concerné » par l’extinction à l’échelle internationale par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) mais en France, l’espèce a disparu au cours du 20ème siècle. Ce n’est que depuis sa réintroduction en 1992 qu’elle est à nouveau présente sur le territoire.

Autre charognard également menacé en France, le gypaète barbu a disparu des Alpes au 19ème siècle, avant sa réintroduction dans ce massif. Le plus grand rapace d’Europe – dont l’impressionnante envergure peut atteindre les 2,90 mètres – est également présent en Corse et dans les Pyrénées. Si l’espèce est classée en « préoccupation mineure » par l’UICN, elle est considérée comme « en danger » dans l’Hexagone et fait l’objet d’un plan national d’actions pour sa conservation.

A l’international, l’outarde canepetière est elle aussi classée en « préoccupation mineure » mais son statut en France est plus inquiétant. En effet, sa population a diminué de 80 % sur le territoire national au cours des deux dernières décennies, hissant l’espèce au rang d’espèce en danger sur la liste rouge française.

Couples reproducteurs et réintroductions

Concrètement, le centre de reproduction du Parc des Oiseaux hébergera des couples reproducteurs qui auront pour mission de donner naissance à plusieurs petits. Les oisillons qui verront le jour seront ensuite élevés « dans le but d’être réintroduits dans la nature, dans le cadre de programme de conservation internationaux », assure le parc animalier.

« La réussite des projets repose sur la complémentarité avec des partenaires de terrain associatifs comme Green Balkans en Bulgarie, ainsi qu’avec les services spécialisés de l’Etat français ou de l’Union européenne », conclut le Parc des Oiseaux.

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