4,8 millions d’euros d’investissement et près de deux années de travaux – et encore plus de patience – auront été nécessaires, mais le moment est arrivé : l’inauguration de l’espace des Forêts d’Asie aura lieu ce mercredi 7 juillet 2021 à 14h, au Parc de la Tête d’Or.

Nouveau parcours immersif

Parcours immersif dans les Forêts d'Asie à Lyon
© Muriel Chaulet – Ville de Lyon

Lundi et mardi 5 et 6 juillet, le zoo de Lyon a exceptionnellement fermé ses portes pour aménager le nouveau parcours, avant l’ouverture au public prévue ce mercredi après-midi. Au programme, une toute nouvelle zone boisée qui s’intègre dans le parcours visiteurs et prône l’immersion.

A cela s’ajoute deux espaces extérieurs : un enclos de 300 m² et 12 m de haut présente cerfs huppés au sol et gibbons en l’air – ces singes sont effet arboricoles et d’incroyables acrobates dans les arbres ! – et une volière de 1770 m² réservée aux oiseaux, aux tapirs et aux binturongs.

L’ancien bâtiment des éléphants a été transformé en « nef tropicale » et sert à la fois de loges intérieures pour les animaux et de sentier intérieur pour les visiteurs, durant leur parcours.

Plus de 10.000 végétaux ont été plantés pour reproduire au plus près les biotopes dont sont originaires les espèces présentées. On trouve toutes sortes de plantes et d’arbres issus de la zone de l’Indo-Burma, regroupant La Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge, le Viet Nam, une partie de la Chine et de l’Inde.

« L’aménagement basé sur un concept d’immersion dans un décor végétal met le public en contact rapproché avec les animaux, placés au cœur du milieu reconstitué », assure le Parc de la Tête d’Or.

Plan de la nouvelle zone des Forêts d'Asie du zoo de Lyon
Plan de la nouvelle zone des Forêts d'Asie du zoo de Lyon. Capture d'écran ©Ville de Lyon

Les animaux des Forêts d’Asie de Lyon

Dans ces Forêts d’Asie cohabitent 80 animaux issus de 20 espèces différentes, toutes originaires du continent asiatique. Parmi elles, 11 espèces sont considérées comme menacées.

Côté mammifères, c’est le cas par exemple du tapir malais, qui rejoint le Parc de la Tête d’Or, mais aussi des élaphodes (ou cerfs huppés), des gibbons à favoris blancs et des binturongs, déjà présents au zoo et qui ont seulement déménagé, ainsi que des civettes d’Owston.

Chez les oiseaux, on trouve le fuligule de Baer, le faisan du Vietnam, l’étourneau de Bali, tous classés « en danger critique » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ou encore le calao à casque rouge, « en danger » d’extinction.

Les Forêts d’Asie du zoo de Lyon présentent également plusieurs reptiles et amphibiens : le lézard crocodile de Shin, l’agame aquatique, la tortue asiatique géante, la grenouille mousse, etc.

Tous ces nouveaux animaux sont arrivés depuis d’autres parcs zoologiques, dans le cadre de programmes d’échanges. Ils ont eu du temps pour s’acclimater à leur nouvel espace, avant d’être présentés au public officiellement.

Forêts d'Asie Parc de la Tête d'Or
© Muriel Chaulet – Ville de Lyon

« Un zoo en mutation »

Porté par la précédente municipalité, ce projet des Forêts d’Asie aura donc été inauguré par la nouvelle, écologiste, dont les détracteurs lui attribuaient la volonté de fermer le zoo une fois au pouvoir. Si ce nouvel espace a donc bel et bien été ouvert comme prévu, d’importants changements sont attendus au Parc de la Tête d’Or.

« Nous souhaitons faire évoluer le zoo du parc de la tête d’Or pour en faire un site pilote pour le bien-être animal, tout en renforçant ses missions de sensibilisation et de pédagogie », a ainsi déclaré le maire Grégory Doucet.

La nouvelle municipalité a d’ailleurs signé un partenariat avec l’école vétérinaire VetAgroSup, dotée d’une chaire dédiée au bien-être animal. 1 million d’euros devraient également être investis d’ici 2026 pour agrandir et réaménager plusieurs enclos afin de favoriser le bien-être des espèces qui y vivent. Seront notamment concernées les panthères de l’Amour – dont l’enclos s’agrandira suite au départ des gibbons pour Les Forêts d’Asie –, les cercopithèques de l’Hoest et les capucins à poitrine jaune.

L’objectif annoncé par la Ville, c’est de faire du zoo de Lyon « une réserve urbaine de biodiversité européenne », explique le dossier de presse. En améliorant le bien-être animal comme évoqué plus haut, mais aussi en réintroduisant quand c’est possible des animaux dans des espaces de semi-liberté – les crocodiles partiront bientôt pour des oueds protégés au Maroc – et en participant à la conservation d’espèces sauvages françaises et européennes. « Trois espèces européennes sont à l’étude », complète la ville de Lyon. Une prairie d’Europe pourrait aussi sortir de terre à la place de l’actuelle prairie des daims.

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