Ce week-end du 7 et 8 mai 2022, les visiteurs de ce parc animalier du Morbihan ont eu la surprise de découvrir non pas une, mais deux nouvelles espèces peu communes en parc animalier en France…

Les okapis à Branféré

La première : l’okapi. Cette « girafe des forêts » comme on la surnomme est originaire du Congo. Il s’agit de l’un des mammifères découverts le plus tardivement – au début du 20e siècle – tant il se camoufle aisément dans son milieu naturel, avec les rayures de ses pattes similaires à celles d’un zèbre et son pelage marron foncé.

Pourtant, c’est bien à la famille des girafes qu’appartient cet herbivore africain, et un rapide coup d’œil à sa tête le confirme. Les mâles arborent même des ossicônes, ces sortes de petites cornes au-dessus des yeux, présentes chez les girafes mâles et femelles.

Très peu des parcs animaliers présentent des okapis en France. Il est possible d’en observer au Bioparc de Doué-la-Fontaine, au ZooParc de Beauval, au Zoo du Bassin d’Arcachon (depuis 2018) et au Parc zoologique et botanique de Mulhouse (depuis 2019). Avec l’arrivée de deux jeunes individus, le Parc de Branféré rejoint dont la short list des parcs animaliers comptant des okapis parmi leurs pensionnaires.

« Pour pouvoir accueillir des okapis à Branféré, nous avons participé en 2019 à un concours étudiant de nombreux critères sur les conditions d’accueil de cette espèce, explique le parc. Notre projet de « la forêt des okapis » a été retenu parmi une vingtaine de candidatures. »

Guus et Thabo sont arrivés il y a quelques semaines dans le Morbihan. Ils ont fait le trajet depuis d’autres parcs zoologiques situés en Allemagne et au Pays-Bas, où ces deux mâles âgés de 2 ans ont vu le jour. Ils sont visibles du public dans la « forêt des okapis » depuis début mai, après un temps d’acclimatation passé dans leur bâtiment intérieur. Leur espace extérieur fait partie d’une forêt de deux hectares, et abrite également d’autres espèces, comme des sitatungas, des céphalophes bleus et des grues couronnées noires.

Dans la nature, l’okapi est malheureusement une espèce menacée. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) le classe dans la catégorie « en danger » d’extinction, principalement à cause de la déforestation pour l’extraction de ressources minières et les conflits armés.

Arrivée de deux casoars

Autre nouvelle arrivée au Parc de Branféré : les casoars. Deux de ces incroyables – et impressionnants – oiseaux sont en effet présentés depuis ce printemps. Mais à la différence des okapis qui sont visibles pour la toute première fois à Branféré, il s’agit d’un retour pour les casoars.

« Les fondateurs du parc, Paul et Hélène Jourde, avaient agencé un enclos pour des casoars exactement au même endroit qu’aujourd’hui », raconte en effet le parc.

Deux individus, le mâle Denver et la femelle Moïta, ont pris leurs quartiers à Branféré, signant le retour du casoar dans ce parc zoologique. Leur enclos a bien sûr été réaménagé pour les accueillir dans de bonnes conditions.

Avec ce couple, Branféré espère réussir le difficile défi de la reproduction des casoars en captivité. En 2021, trois parcs ont tout de même réussi cet exploit : le zoo de Montpellier, le ZooSafari de Thoiry et le parc zoologique et botanique de Mulhouse.

Avec l’autruche, le nandou et l’émeu, le casoar est l’un des plus gros oiseaux terrestres au monde. Dans la nature, il vit en Australie, en Indonésie et en Nouvelle-Guinée. Il existe trois espèces de casoars dans le monde :

  • le casoar du Sud ;
  • le casoar du Nord ;
  • le casoar nain.

Seul le casoar du Sud, aussi appelé casoar à casque ou Casuarius casuarius de son nom scientifique, est présent en parc zoologique en France. Peu d’établissements présente cette espèce.

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