L’un arrive, l’autre part… Tel est le quotidien des parcs animaliers européens qui s’échangent régulièrement des animaux dans le cadre de programmes d’élevage. Mais certains transferts sont plus marquants que d’autres. L’un d’eux vient d’avoir lieu au Parc zoologique et botanique de Mulhouse.

Chassé-croisé d’okapis

Si l’événement est particulier, c’est qu’il concerne une espèce très rare en captivité en France mais aussi emblématique de la faune forestière menacée du Congo : l’okapi. Deux mâles ont inter-changé leur place entre le parc de Mulhouse et le Parc zoologique Falconara, en Italie.

« Vendredi 9 octobre au matin, le jeune okapi Dayo – âgé de 2 ans et 10 mois et arrivé à Mulhouse le 22 mai 2019 en provenance du zoo de Francfort (Allemagne) – a pris le départ pour l’Italie, explique Mulhouse. Le lendemain, samedi 10 octobre, le mâle Azizi – âgé de 9 ans et 11 mois et né à Lisbonne (Portugal) – a quitté le Parc zoologique Falconara pour prendre sa relève. »

Echange d'okapis entre Mulhouse et l'Italie
Un okapi mâle de 9 ans et 11 mois a quitté l'Italie pour Mulhouse tandis que le jeune Dayo quittait Mulhouse pour rejoindre ce même parc italien.

Le nouvel arrivant mulhousien rejoint l’autre Dayo qui vit au zoo de Mulhouse et est le doyen des okapis au sein de l’établissement. L’espèce y est présentée depuis le printemps 2019 seulement. Son arrivée était la grande nouveauté de Mulhouse l’an dernier. Et pour cause, seulement quatre parcs animaliers français présentaient alors l’espèce : le ZooParc de Beauval, le Bioparc de Doué-la-Fontaine, le Zoo du Bassin d’Arcachon et enfin Mulhouse.

Une espèce rare et menacée

Aussi appelée « la girafe des forêts » du fait de son lien de parenté avec le géant de la savane africaine, l’okapi est une espèce « en danger » d’extinction, d’après l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Découverte par les Occidentaux au début du XXème siècle seulement, cet animal aux pattes de zèbre et à la tête de girafe est malheureusement victime de braconnage, de la déforestation et de l’exploitation outrancière de son milieu naturel – la forêt congolaise – et des conflits armés qui ravagent les environs.

Un plan de conservation in situ a été mis en place pour tenter de sauver l’okapi de l’extinction dès les années 1980 avec la création de l’Okapi Conservation Project (OCP). Un premier plan de sauvegarde a aussi été créé début 2016 et est piloté par l’UICN, l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et la Société Zoologique de Londres (ZSL). Ex situ, l’espèce fait l’objet d’un programme EEP coordonné par le zoo d’Anvers, en Belgique.

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