Le 6 décembre 2020, trois loups à crinière sont nés au Parc Zoo du Reynou. Loin des yeux des visiteurs et sans besoin d’une intervention des équipes, la maman expérimentée s’est bien occupée de ses petits qui sont sortis de leur tanière il y a un peu plus d’une semaine. Franck Haelewyn, directeur zootechnique et vétérinaire du Parc et Zoo du Reynou, a accepté de nous en dire un peu plus.

Une deuxième portée pour le couple de loups à crinière du Reynou

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Les louveteaux ont subi leur premier examen vétérinaire le 12 janvier, au moment où ils sortent de la tanière pour la première fois. ©ParcZoo du Reynou

Uyuni et Kaa-Lya ont bien travaillé ! Après une première portée de deux petits loups à crinière en janvier 2018, la louve vient de donner naissance début décembre à trois louveteaux cette fois-ci. Si les petits canidés deux femelles et un mâle ont maintenant plus d’un mois, ils ne sont pas pour autant sortis de la zone de danger : « En 2018, l’un des deux petits – une femelle – était décédée au bout de quelques mois tandis que le mâle, que nous avons appelé Zanco, vient de fêter ses 3 ans », explique Franck Haelewyn. Zanco a depuis quitté le Parc Zoo du Reynou pour celui d’Asson en août 2020, à l’âge de 2 ans et demi. « Un peu tard », juge le directeur des équipes animalières et techniques du Reynou, puisque les petits sont sevrés à l’âge d’un an environ. « Ensuite, c’est selon le caractère des loups, les parents peuvent accompagner longtemps les petits et les repousser à l’approche d’une nouvelle portée, ou bien il peut y avoir des conflits plus tôt. Les loups à crinière peuvent aussi vivre en groupe familiaux. »

Le destin de ces trois louveteaux ?

« Nous sommes à la disposition du coordinateur de l’EEP ! C’est lui qui décide de transférer les petits, où et à quel âge, selon les places disponibles pour cette espèce dans les parcs européens », témoigne Franck Haelewyn qui explique que les parcs animaliers ont pour consigne de ne pas forcer la reproduction des loups à crinière, en faisant des inséminations ou autre.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) considère d’ailleurs Chrysocyon brachyurus, le loup à crinière, comme une espèce presque menacée mais non prioritaire. Originaires d’Amérique du Sud, ces carnivores sont en fait mal connus : « Leur statut n’est pas aussi déterminé qu’on le souhaiterait, il y a peu d’études à leur sujet », nous explique le vétérinaire. « En captivité, notre but est d’obtenir une population auto-suffisante, qui se reproduit bien sans appauvrir le patrimoine génétique de l’espèce et sans nécessité d’apport d’individus sauvages. Il s’agit d’une gestion raisonnée, pas d’une reproduction à tout-va. »

Le Parc et Zoo du Reynou présente de nombreuses espèces qui font partie d’un programme européen d’élevage en captivité (EEP) : ours polaires, girafes, panthères des neiges ou encore gibbon. « Notre établissement s’étend sur 100 hectares, notre éthique c’est avant tout de donner des conditions de bien-être optimales aux animaux, tout en respectant les lieux et les arbres centenaires remarquables du site. »

Une fin d’année dans le deuil pour les équipes animalières

Après une année 2020 marquée comme ses confrères par deux confinements qui ont privé le parc d’une partie de sa saison, le zoo du Reynou, situé près de Limoges, a tout de même accueilli un peu moins de 100 000 visiteurs. Mais la fin d’année a été marquée par deux décès importants au parc.

Le 21 octobre, c’est Nala la lionne, qui avait rejoint le Parc et Zoo du Reynou en 2005, qui s’est éteinte. « Elle souffrait depuis quelques temps d’insuffisances cardiaque et hépatique liées à son âge », a précisé le parc sur sa page Facebook.

Deux mois plus tard, Tonga, le rhinocéros blanc, est décédé à la veille du réveillon de Noël, le 23 décembre. « Depuis quelques jours, son état de santé était préoccupant compte tenu de son âge avancé de 32 ans. » Tonga était arrivé au Parc du Reynou le 19 janvier 2006, après une vie passée dans un cirque. « L’acclimatation a été complexe, […] Il a fallu plusieurs semaines pour qu’il s’approprie son nouveau bâtiment, plusieurs mois pour qu’il accepte de marcher sur l’herbe et plusieurs années avant qu’il ne s’épanouisse réellement dans notre plaine », explique la publication Facebook du parc annonçant la triste nouvelle.

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