Né en avril 2008 au Zoo d’Emmen aux Pays-Bas, ce mâle élan d’Amérique était arrivé à la Réserve de la Haute Touche en avril 2009, alors qu’il n’avait pas encore tout à fait un an. Il est malheureusement décédé ce printemps, à l’âge de 14 ans.

Dernier élan d’Amérique

La mort de Towe est un événement d’autant plus triste qu’il était le dernier élan d’Amérique présenté en-dehors du continent américain. Il est décédé des suites d’une pneumonie, à un âge où il lui était difficile de se remettre d’une telle maladie.

Pour les équipes de la Réserve de la Haute Touche, c’est encore plus difficile, car Towe vivait ici depuis son plus jeune âge. Dans un message posté sur Facebook, la réserve annonce la mort de « cet animal emblématique avec un grande tristesse ».

S’il était le dernier élan d’Amérique à la Haute Touche et plus largement dans cette partie du monde, Towe n’a pas toujours vécu seul. Au début, il vivait avec un autre mâle plus âgé, qui a fini par mourir, puis par une femelle qui lui a succédé.

Un élan « calme » et « emblématique »

Towe était l’un des pensionnaires les plus emblématiques de la Réserve de la Haute Touche. « Il était très calme et adirait particulièrement les feuillages de saule », raconte Patrick Roux, éthologue et curateur à la réserve.

Il aimait beaucoup passer ses après-midis dans l’étang qui se trouvait à l’intérieur de son très grand enclos, à brouter les herbes aquatiques. « Ce moment était d’ailleurs très apprécié du public », se souvient Patrick Roux.

Pour rappel, la Réserve de la Haute Touche est, en superficie, le plus grand parc animalier de France. Avec ses 436 hectares, le millier d’animaux issus de 120 espèces différentes ont donc de quoi faire !

A la place, l’élan d’Europe

Towe mort, la Réserve de la Haute Touche ne présentera plus cette sous-espèce. A la place, c’est l’élan d’Europe, un peu moins massif que son congénère d’outre-Atlantique, qui sera présenté dans cet enclos.

« Les élan américains ne représentent pas une sous-espèce particulièrement en danger. L’association européenne des zoos et aquarium (EAZA) recommande donc  de présenter l’élan d’Europe, qui est plus proche de nos actualités de biodiversité », explique en effet le curateur.

Élan d’Amérique et élan d’Europe appartiennent à une seule et même espèce : l’élan, ou orignal aux Etats-Unis et au Canada. Son nom scientifique est Alces alces. Il ne s’agit pas d’une espèce menacée, selon les critères de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

L’élan est le plus grand de tous les cervidés, et la sous-espèce d’Amérique est légèrement plus imposante que celle d’Europe. Il apprécie tout particulièrement les zones marécageuses et se débrouille très bien dans l’eau grâce à ses longues pattes aux doigts palmés. Mais ce qui caractérise le plus l’élan, c’est bien entendu ses larges bois aplatis, très imposants et reconnaissables entre tous. Avant de tomber à l’automne, ils peuvent peser jusqu’à 30 kg !

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