Le parc animalier marin d’Antibes n’ouvrira ses portes que le 8 février prochain mais, déjà, l’effervescence est au rendez-vous. Et pour cause, un événement extrêmement rare en France s’y est déroulé pendant les fêtes de fin d’année : la naissance de trois oursons polaires.

Une naissance, trois petits

Impossible pour les soigneurs et vétérinaires de les approcher pour l’instant : les trois oursons nés de l’union entre la femelle Flocke et le mâle Raspoutine sont pour l’instant trop fragiles. On ignore donc encore leur sexe, mais les images de la caméra de surveillance qui les suit sont plutôt rassurantes : « Ils se portent à merveille », a même assuré à l’AFP le directeur général du parc, Pascal Picot.

Les oursons ont vu le jour entre Noël et Nouvel An. Ils ont donc tout juste un mois et sont très fragiles.

Cet événement est exceptionnel à plus d’un titre. D’abord parce que les naissances d’ours polaires sont peu nombreuses en France, et aussi parce que celles de triplés le sont encore moins. « Les triplés représentent à peine 2,5 % des naissances chez les ours blancs », souligne Marineland.

La dernière naissance d’ours polaire viable en France remonte au 7 novembre 2016, avec l’arrivée de Nanuq au Parc zoologique et botanique de Mulhouse.

Raspoutine part pour la Grande-Bretagne

Afin d’éviter que le mâle ne s’en prenne à ses petits aujourd’hui ou même plus tard, lorsqu’ils grandiront, il a immédiatement été séparé de la petite famille. Il a d’ailleurs depuis quitté le sud de la France pour traverser la Manche.

« Avec l’accord du coordinateur du programme de conservation EEP auquel Marineland participe, nous avons décidé de transférer Raspoutine au Yorkshire Wildlife Park, en Grande-Bretagne, pour lui permettre de nouvelles rencontres mais aussi pour proposer à Flocke et ses bébés un environnement de qualité », explique le parc.

Un point particulièrement sensible pour ce dernier, puisqu’il est régulièrement pris à partie au sujet des conditions de captivité de ses ours polaires.

Difficile reproduction de l’ours polaire

Oursons polaires Marineland

Les naissances d’oursons polaires sont toujours à risque, dans la nature comme en captivité. Les chances de survie des petits sont guères élevées, et les trois premiers mois s’avèrent généralement décisifs.

« Même si Flocke est très maternelle avec ses petits, les équipes animalières et vétérinaires sont prudentes et veillent de près à la santé de la petite famille, car les oursons, particulièrement fragiles, ne survivent pas toujours à leurs premiers mois, avec une chance de survie de seulement une sur deux dans la nature », détaille Marineland.

Pour plus de sécurité, la femelle restera donc à l’abri avec ses petits durant encore plusieurs semaines. Et ce n’est qu’au mois de mars que les visiteurs pourront les observer, si leur état de santé le permet.

« Aveugles, sourds et sans pelage à leur naissance, les petits resteront environ deux ans près de leur mère avant de prendre progressivement leur indépendance vers l’âge de trois ans », précise le parc animalier marin.

Le dernier ourson blanc né à Marineland, une femelle baptisée Hope, a vu le jour en 2014. Il s’agissait de la première portée de Flocke et Raspoutine. Une fois sevrée, la jeune femelle a quitté le parc pour rejoindre la Suède.

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