Trois mâles – bientôt rejoints par un quatrième – sont arrivés dans ce parc animalier bourguignon le 21 avril dernier. Ils seront bientôt rejoints par un quatrième compagnon. C’est la première fois que le guépard est présenté en ces lieux.

Premiers guépards au Parc de l’Auxois

Ils s’appellent Zair, Zawadi et Kenay, sont respectivement âgés de 10 mois pour les deux premiers et de 3 ans pour le troisième. Tous proviennent de parcs animaliers européens – Dvur Kralove en République tchèque et Beekse Bergen aux Pays-Bas – et seront bientôt rejoints par un autre mâle en provenance de Suisse, qui complétera ce groupe nouvellement formé.

Pas de reproduction en vue, donc, pour cette espèce menacée à l’heure actuelle. « L’EEP nous a confié un groupe de célibataires », explique Geoffrey Delahaye, chef animalier au Parc de l’Auxois. Et il en faut, car tous les parcs animaliers ne peuvent faire de la reproduction. Le coordinateur européen de l’espèce a donc décidé de confier à l’établissement quatre mâles.

250.000 euros investis

Si les trois premiers guépards sont bien arrivés en Bourgogne, ils n’ont pas encore pris place dans leur enclos définitif, aménagé spécialement pour eux. Le Parc de l’Auxois a en effet investi environ 250.000 euros pour créer un ensemble de 6.500 mètres carrés comprenant un bâtiment, un pré-enclos, un enclos principal et un enclos secondaire. A lui tout seul, l’enclos principal mesure 6.000 mètres carrés.

« Nous n’avons pas arrêté de date pour leur lâcher dans l’enclos principal. Tout dépendra de leur bonne acclimatation et de leur mise en contact les uns avec les autres, reprend le chef animalier. Ils sont néanmoins déjà visibles à travers les baies vitrées du bâtiment et depuis le pré-enclos. »

Le guépard, espèce emblématique et menacée

Le guépard, une espèce emblématique et menacée

Pour le Parc de l’Auxois, présenter cette espèce de félin est une grande fierté. « Cela marque notre implication plus forte dans les programmes européens d’élevage (EEP) et c’est l’occasion de sensibiliser davantage le public au sort de cette espèce grandement menacée », assure Geoffrey Delahaye.

Avec seulement 7000 guépards encore en vie dans la nature, ce félin connu pour être l’animal terrestre le plus rapide au monde est malheureusement en voie de disparition. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) le classe « vulnérable », à deux marches de la disparition à l’état sauvage. La sous-espèce asiatique est particulièrement menacée et classée « en danger critique » par l’organisme.

Plusieurs facteurs ont contribué au déclin du plus petit des grands félins : braconnage, persécution de la part des éleveurs de bétail, urbanisation croissante qui a réduit l’aire de répartition de l’espèce comme peau de chagrin… Les bébés guépards font également l’objet d’un trafic. Les petits sont capturés puis envoyés dans les pays du Golfe où ceux qui survivent au voyage sont revendus comme animaux de compagnie. D’après les estimations du Cheetah Conservation Found, un millier de guépards « domestiques » seraient détenus, principalement aux Emirats Arabes Unis et en Arabie Saoudite.

D’autres parcs animaliers présentent cette espèce en France, comme par exemple le ZooParc de Beauval, le Safari de Peaugres, le Bioparc de Doué-la-Fontaine ou encore la Réserve africaine de Sigean et le Parc des Félins.

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