A l’approche de l’anniversaire de ses 5 ans d’ouverture en septembre prochain, Terre de Singes, le petit frère du Parc des Félins tous deux situés en Seine-et-Marne, vient de doubler son temps de visite en proposant pas moins de 10 nouvelles espèces de primates. Un projet dans la continuité de l’esprit « safari » du parc, nous explique Sébastien Verdin, responsable pédagogique et assistant curateur des Parcs Zoologiques Lumigny.

Nouveau circuit et près de 80 nouveaux singes aux Parcs Zoologiques Lumigny

Ce n’est pas une nouveauté mais 10 que nous propose cette année Terre de Singes, tandis que d’autres parcs hésitent encore à investir compte tenu des fermetures imposées par la lutte contre le Covid-19.

Les confinements, un frein ? Bien au contraire pour ce parc de Seine-et-Marne : « L’idée nous est venue au tout début du premier confinement, au printemps 2020. Les magots disposaient de 15 hectares mais cela faisait un moment qu’on avait remarqué qu’ils n’exploitaient pas tout. On s’est dit « Terre de Singes » est une terre de safari alors, dans la continuité, pourquoi ne pas étoffer le parc ? »

Si au départ il était juste question d’accueillir un groupe de saïmiris, le projet a grossi petit à petit. Un archipel constitué donc de 10 nouvelles espèces de primates : les gibbons à bonnet, ouistitis pygmées, tamarins pinchés, ouistitis de Geoffroy, macaques ouandérou (ou macaques à queue de lion), atèles variés (ou singe araignée), saïmiris, singes hurleurs, ouistitis communs et capucins à poitrine jaune.

terre de singes nouveautéterre de singes nouveauté 2Ouistiti de Geoffroy

Le choix des espèces

Tous ces primates sont présentés sur des îles de manière individuelle sur un espace de près de 3 hectares au total. Le safari saïmiris occupe à lui seul une superficie d’un hectare. Le groupe de petits primates facétieux provient d’un « surplus » (entendez, une surpopulation générée par des naissances annuelles) de la Vallée des Singes. Déjà habitués au public, les animaux sont très à l’aise sur leur nouveau territoire où les visiteurs sont invités à déambuler totalement en immersion parmi les animaux.

Pour les autres espèces, le choix s’est fait en concertation avec les coordinateurs des programmes d’élevage européens (EEP) selon les besoins de placement. « Nous avons contacté les TAG (Taxon Advisory Groups) en disant : « on a des installations, on peut faire quelque chose, quels sont vos besoins ? » et c’est comme ça notamment qu’on a reçu 11 macaques ouandérou de la Ménagerie de Paris », nous explique Sébastien Verdin.

Un temps de visite de Terre des Singes multiplié par deux

Les travaux de l’Archipel ont débuté en septembre 2020 et se sont déroulés pendant tout le second confinement puis après, tandis que les parcs zoologiques n’étaient pas encore ouverts au public. Un travail important qui a notamment nécessité de creuser des fossés pour créer les îles mais aussi la plantation de centaines d’arbres à pousse rapide pour un budget de 50 000 € rien qu’en végétation. « Tout le chantier a été réalisé en interne, on a tous mis la main à la patte. C’est ça l’esprit du Parc des Félins, la direction ne reste pas dans son bureau. »

Une des îles de l’Archipel à Terre de Singes. ©Michel L’Huillier

Grâce au nouveau linéaire créé par l’Archipel, le temps de visite à Terre des Singes s’est vu doublé. Un vrai renouveau pour ce parc qui peine un peu à se faire connaître face à son imposant grand frère – qui fait plus du triple de sa taille en superficie avec 72 hectares pour le Parc de Félins contre 21 hectares pour Terre de Singes. « Le but était bien sûr de créer une dynamique. Avec cette nouveauté, nous avons dû réembaucher, engager davantage d’animateurs. Nous souhaitons maintenant qu’il y ait une dynamique globale entre les deux parcs, que les visiteurs puissent passer de l’un à l’autre avec un même billet. »

Sébastien Verdin l’avoue, il s’agissait aussi de « s’adapter aux goûts des visiteurs d’Ile-de-France » qui n’avaient que moyennement adhéré au concept initial qui ne présentait qu’une seule espèce de primates, des magots en liberté sur près de 15 hectares. Pour autant, il n’y aura jamais de « course au surinvestissement » aux Parcs zoologiques de Lumigny. « De la nouveauté oui, mais uniquement dans l’esprit du parc : grands espaces et préservations des espèces.« 

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