Les visiteurs auraient dû la découvrir à l’occasion des vacances de printemps, mais en raison de l’épidémie de Covid-19 qui a contraint les parcs animaliers à fermer, la nouvelle zone du Cerza se dévoile pleinement seulement depuis la réouverture le 21 mai. Au programme, des espèces déjà présentes ainsi que des nouvelles.

La faune d’Indonésie et de Malaisie à l’honneur

Le fil conducteur de ce nouvel espace construit comme un village d’inspiration balinaise autour de cinq maisons et d’une passerelle panoramique, ce sont les animaux sauvages d’Indonésie et de Malaisie.

« Nous présentons des macaques à crête, que nous avions déjà, dans un enclos mixte avec un nouveau couple de loutres naines d’Asie, explique Dorothée Ordonneau, vétérinaire du Cerza. Et cette cohabitation fonctionne plutôt bien puisqu’il s’agit de deux espèces très cérébrales. Mises ensemble, cela crée une incroyable interaction et fonctionne comme une sorte d’enrichissement pour tout le monde. »

Village Indonésie au Cerza

Autre espèce déjà présentée par le Cerza et membre de cette nouvelle zone « Indonésie » : le tapir malais. L’an dernier, les équipes de Zone Interdite (M6) avaient d’ailleurs filmé la naissance exceptionnelle d’un petit.

De nouvelles espèces rejoignent également la zone, à commencer par les binturongs qui pourraient bien faire partie des espèces phares. « Cinq individus ont été placés dans un vaste enclos, là encore en mixité avec une autre espèce. Et pour accompagner les binturongs, nous avons choisi les macaques Ouandérou, que l’on a déménagés pour l’occasion », poursuit Dorothée Ordonneau.

Un couple de gibbons à favoris roux – et non plus à favoris blancs présentés jusqu’à récemment au Cerza – complète la liste.

Uniques en France : des babiroussas !

Pour les équipes du Cerza, l’une des plus grandes fiertés dans cette zone dédiée à la faune indonésienne et malaisienne, c’est probablement l’accueil d’une espèce rare en parc zoologique : le babiroussa. « Actuellement, nous sommes le seul zoo français à la présenter », souligne la vétérinaire.

Babiroussa au Cerza
Babiroussa dans son enclos au Cerza.

Le Cerza a en effet reçu un couple du zoo de Chester, en Grande-Bretagne. Et, heureuse nouvelle, la femelle a déjà eu un petit sur le sol français ! « Elle a mis bas fin mars et a eu un petit, une femelle, qui se porte bien. Avant cela, la dernière naissance viable en France remontait, à notre connaissance, à 1994 et c’était à l’Espace zoologique de Saint-Martin-la-Plaine », précise Dorothée Ordonneau.

Suivie par l’EAZA, cette espèce de cochon sauvage – dont le nom signifie « cochon-chevreuil » en malais – fait l’objet d’un programme EEP.

Dans la nature, on ne le trouve qu’à un seul endroit : dans les jungles de l’île indonésienne de Sulawesi et de quelques îles voisines. Les mâles se distinguent des femelles grâce à des dents proéminentes qui transpercent leur groin jusqu’à pointer en courbe vers le haut de leur tête. L’espèce, classée « vulnérable » par l’UICN, est menacée.

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