Grand moment, vendredi 2 septembre dernier : la petite femelle otarie à crinière, née le 27 juillet au parc zoologique et botanique de Mulhouse, a fait ses premiers plongeons !

Sur la vidéo tournée à cette occasion pour immortaliser le moment, on la voit gambader joyeusement derrière sa mère et sa soigneuse animalière, Delphine Jacquot, jusqu’au bord du grand bassin, où elle a effectué quelques instants plus tard son premier saut.

« Les premiers moments dans l’eau, les premiers sauts sont toujours très importants. C’est là qu’on voit comment se comporte à la fois le petit et la mère, dans ce qui sera leur futur environnement pour les prochaines années », a expliqué Benoît Quintard, directeur adjoint du parc zoologique, aux équipes du journal l’Alsace.

Après un petit moment de stress, la petite femelle a fini par se détendre, apaisée par le calme olympien de sa mère Ava.

Première naissance en quinze ans

Cette nouvelle naissance au Parc zoologique et botanique de Mulhouse a bien sûr été accueillie avec enthousiasme. Il faut dire que cela faisait quinze ans qu’aucune otarie à crinière n’était née dans ce parc animalier.

« Et il s’agit, en plus, de la seule naissance en France pour cette espèce cette année à ce jour », a rappelé Benoît Quintard.

Le 4 septembre, le parc a proposé aux internautes de choisir le nom de ce bébé otarie, via sa page Facebook. Tous ont le choix entre trois propositions : Chiloé, du nom d’une île au Chili, Niña en référence au courant marin du même nom au large des côtes pacifiques, et Eden, clin d’œil à un port chilien éponyme.

L’otarie à crinière dans la nature

Excellente nageuse, l’otarie à crinière – qu’on appelle aussi parfois lion de mer sud-américain – est un mammifère marin extrêmement agile dans l’eau. C’est d’ailleurs dans ce milieu qu’elle passe une grande partie de son temps, pour chasser et se nourrir.

Dans la nature, les otaries à crinières vivent le long des côtes occidentales d’Amérique du Sud – côté océan Pacifique, donc – du Pérou au Nord jusqu’au Cap Horn, au Sud, et en remontant sur les côtes orientales – océan Atlantique – jusqu’au Sud du Brésil.

Les mâles sont bien plus imposants que les femelles : adultes, ils peuvent peser jusqu’à 350 kg quand les femelles ne dépassent pas les 150 kg. Ces dernières sont par ailleurs dépourvues de crinière, ce qui les rend facilement distinguables des mâles.

D’après la dernière évaluation de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) concernant l’espèce, l’otarie à crinière n’est pas considérée comme menacée. Otaria byronia est en effet classée en « préoccupation mineure » par l’organisme de référence.

Il n’empêche que des menaces pèsent sur l’avenir de cette espèce d’otarie. A commencer par les pressions exercées par la pêche intensive et les représailles infligées par certains pêcheurs qui voient ces mammifères marins comme des rivaux. Des épisodes particulièrement intenses d’El Niňo peuvent également lui nuire.

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