Pour ses cinq ans, le Parc Zoologique de Paris s’est mis en tête d’accueillir six nouvelles espèces. Après les otaries à fourrure et les coatis, les suricates et les otocyons, la dernière espèce en date à rejoindre le parc parisien est Physarum polycephalum, aussi connu sous le nom de blob. Vous n’avez jamais entendu parler de cet animal ? Rien de plus normal, cette espèce est indéfinissable !

Le blob : une cellule intelligente

Présentée lors du 4ème « Rendez-vous sauvage » de l’année, le blob est à l’honneur à partir du 19 octobre dans le vivarium Europe du Parc Zoologique de Paris. Cette espèce n’est ni animale, ni végétale. Il s’agit d’un organisme « unicellulaire qui serait apparu il y a un milliard d’années », explique le zoo dans son communiqué.

Alors pourquoi est-il présenté au public dans un parc zoologique ? Tout simplement parce que cette étrange créature est capable de réaliser des prouesses. « Le blob présente des comportements intelligents puisqu’il parvient à communiquer et à résoudre des problèmes, tel que trouver le chemin le plus court pour sortir d’un labyrinthe. Il sait également anticiper un changement dans son environnement climatique, en faisant appel à sa mémoire externalisée qui utilise son mucus comme piste sensorielle. On sait donc que le blob a la capacité d’apprendre, mais il reste encore à découvrir comment », prévient le Parc zoologique de Paris, anciennement Zoo de Vincennes.

Une espèce capable de s’adapter

L’une des autres caractéristiques du blob est sa capacité de résilience, c’est-à-dire à surmonter les épreuves. Ainsi, cette cellule qui n’a pas de cerveau arrive à s’adapter ! Le blob n’est pas très friand de lumière, son truc c’est plutôt l’ombre et l’humidité. Pourtant, en pleine lumière ou durant une sécheresse, il ne meurt pas ! Et ce n’est pas en fuyant qu’il résiste à l’exposition : le blob se déplace à la vitesse d’un centimètre par heure ! Non, la cellule se protège en tombant dans un état d’hibernation en attendant des conditions plus favorables. Une piste pour lutter contre le changement climatique ? C’est en tout cas ce que veulent savoir les scientifiques qui étudient cet organisme unicellulaire en laboratoire.

Visible dès le 19 octobre au Parc zoologique de Paris, c’est la première fois au monde que le grand public peut lui aussi découvrir les nombreuses facultés du blob. Côté coulisses, c’est aux jardiniers et non aux soigneurs animaliers de s’occuper de l’organisme ou plutôt des organismes puisqu’il suffit de couper un blob pour créer deux blobs ! Et au Parc de Paris, on ne s’en prive pas pour pouvoir en présenter davantage au public.

Les vacances de la Toussaint permettront aux visiteurs d’assister à des présentations gratuites du blob en plus des vidéos explicatives. Une bonne occasion d’en apprendre un peu plus sur cette cellule pas comme les autres.

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