Situé à quelques encablures de Marseille, le Parc animalier de La Barben accueille ses visiteurs toute l’année, quand la crise sanitaire ne s’en mêle pas. Après une saison 2021 marquée par une fermeture de plusieurs mois, nous avons fait le point avec Louis Pons, co-gérant du parc zoologique.

Un bilan 2021 finalement plutôt bon

Confinement, pass sanitaire pour les adultes puis pour tous (à partir de 12 ans)… L’année qui vient de s’achever n’a pas été de tout repos pour les établissements recevant du public, parcs zoologiques compris !

Pour autant, le gérant du Parc animalier de La Barben considère que le public a répondu présent au moment de l’ouverture avec une grosse affluence dès les premières semaines.

« Malgré une année 2021 assez mouvementée avec quatre mois de fermeture [NDLR : les parcs n’ont été autorisés à rouvrir leurs portes qu’en mai], nous estimons que nous avons pu accueillir nos visiteurs dans les meilleures conditions possibles. L’année a par ailleurs été plutôt bonne avec 245 000 visiteurs contre une fréquentation en temps normal autour de 300 000. »

Les habitués sont revenus bien sûr, mais pas seulement : « Notre clientèle n’a pas changé : beaucoup d’habitués très contents de retrouver les allées du parc, et durant les mois d’été, beaucoup de touristes également ».

Louis Pons loue d’ailleurs la réaction de l’ensemble de ses visiteurs et leur compréhension face aux conditions d’accès du site malgré « un protocole mouvant un peu pour tout le monde, donc assez contraignant en termes d’adaptation et de personnel ».

Un des deux chiens de buisson arrivés en 2021 à la Barben. ©Parc animalier de la Barben – Jessica Redouane

Des naissances rares survenues en 2021

Cette année aura aussi été marquée par l’arrivée d’un couple de chiens de buisson au Parc animalier de La Barben et la fin des travaux du grand parc des deux tigres de Sibérie. L’espèce a fêté son retour dans le parc provençal en 2020.

En plus de ces nouveautés, l’année 2021 a été placée sous le signe de quelques belles naissances, dont celle d’une hyène rayée « une espèce délicate à reproduire, ce n’est que la deuxième naissance que nous fêtons à la Barben », nous explique Louis Pons.

Le bébé hyène rayée née en 2021 à la Barben. ©Parc animalier de la Barben – Jessica Redouane

A noter aussi la naissance d’un petit gibbon « après plusieurs échecs et bébés mort-nés, c’est une grande réussite pour notre couple formé depuis 2 à 3 ans, une grande victoire pour les soigneurs du secteur ».

Nouveauté 2022 : les grandes plaines africaine et asiatique

Et qu’a prévu le Parc animalier de la Barben pour 2022 ? « Nous continuons le réaménagement du parc et l’amélioration des conditions de vie de nos animaux existants, fidèles à notre philosophie. »

Cette année, les animaux qui devraient bénéficier de ces réaménagements sont les watusis, les ânes de Somalie et les oryx algazelles. Une quinzaine d’animaux qui vont vivre en cohabitation sur la nouvelle plaine herbivore africaine. « Il s’agit d’une plaine d’un peu moins d’un hectare avec pas mal de végétation pour que les animaux puissent avoir des zones de repli. » Car si les ânes et les oryx sont habitués à cohabiter, c’est une chose nouvelle pour les watusis qui devront être mis progressivement en contact avec les autres animaux, au travers de paddocks sécurisés.

Ce nouvel espace sera bientôt inauguré en plein cœur du parc, en lieu et place de la zone des moutons noirs et des alpagas. « Il y avait trois parcs qui présentaient des yacks, des moutons noirs et des ânes de Provence, nous avons cassé les séparations et transféré les animaux. »

Les travaux de la plaine africaine qui sera achevée en 2022. ©Parc animalier de la Barben – Jessica Redouane

D’ailleurs, yacks et moutons noirs se retrouveront prochainement dans la seconde nouveauté 2022 : la plaine asiatique. Les travaux débuteront au début de l’été, quand la plaine africaine sera achevée. L’espèce devrait être légèrement plus petit que la plaine africaine, avec environ 7 000 m².

« Nous avons la volonté de créer de grands espaces. On aime bien travailler sur des espèces qu’on a déjà, et agrandir l’existant. »

Sortir les crocodiliens du vivarium

Projet déjà en cours qui devrait s’étaler sur plusieurs années, Louis Pons nous fait également part de sa volonté de sortir les espèces de crocodiles du vivarium pour n’y garder que les serpents. « Nous travaillons sur le déplacement de notre couple de crocodiles nains afin de créer un espace dans le cœur du parc, dans le but de leur offrir un espace extérieur aussi bien qu’intérieur. »

Plus tard, ce sera le tour des crocodiles du Nil et des petits caïmans à lunette. « Ce projet reptile, nous l’avons depuis longtemps mais il a été mis de côté avec le Covid. Il s’étalera sur les prochaines années. »

La participation de la Barben au projet Life SOS criquet de Crau

« L’autre sujet très important pour nous, c’est notre participation au projet LIFE criquet de Crau », nous indique le co-gérant du parc.

En effet, la Commission européenne a validé la mise en place d’un programme de conservation de cinq ans pour cet insecte endémique du coussoul de la plaine de Crau. « Nous sommes encore dans la phase de préparation du projet qui démarrera en mai 2022, mais nous sommes très heureux d’y participer, c’est une grande première pour nous. »

Malheureusement, les visiteurs ne pourront pas voir les installations dédiées à la reproduction des criquets qui seront placées en coulisses. Cet élevage vise bien sûr à réintroduire ces animaux classés en danger critique d’extinction sur la liste rouge de l’UICN. « Nous travaillerons également avec le zoo de la Citadelle de Besançon qui a une grande expérience en termes de reproduction d’insectes. Nous, on a le climat et une végétation proche de leur aire de répartition naturelle qui n’est qu’à quelques kilomètres du parc animalier, eux ils ont l’expérience. »

Des animations de réalité virtuelle plus régulières

Enfin, en 2021, le parc animalier de la Barben avait testé sur un week-end un partenariat avec Wild Immersion, une entreprise de réalité virtuelle qui permet d’immerger les visiteurs dans la nature. Cette année, le partenariat est renouvelé pour non pas un week-end mais pour 20 dates qui comprennent notamment les vacances de février et cinq week-ends étalés tout le long de l’année.

« Pour nous, c’est aussi une manière de toucher le public de manière différente, explique Louis Pons. Les visiteurs pourront être plongés dans quatre films différents tout au long de l’année, au milieu des gorilles ou des suricates, ils seront en immersion totale à 360°. »

A noter, une participation de 2€ sera demandée pour participer à l’expérience. Les fonds sont destinés à l’association de la Barben, Ecofaune, qui soutient les projets de conservation in-situ.

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