L’émission de ce dimanche 3 mars 2019 était consacrée aux « naissances extraordinaires : les zoos au secours des espèces en danger ». Si vous l’avez manquée, voici le résumé.

Zone interdite zoos

Ce dimanche 3 mars, Zone Interdite s’est intéressé aux naissances extraordinaires dans les zoos. Pendant plusieurs mois, les équipes de M6 ont suivi le travail des soigneurs animaliers et des vétérinaires dans plusieurs parcs français et ont assisté à des naissances exceptionnelles.

Une naissance sous haute tension au parc de Branféré

A commencer par la naissance très attendue, mais aussi très surveillée, d’un hippopotame nain au Parc de Branféré, en Bretagne. Au début du tournage, la femelle Ola est en effet gestante depuis plusieurs mois.

Au fur et à mesure qu’approche le terme, le stress monte chez les équipes du parc, qui n’hésitent pas à surveiller la femelle 24h sur 24, se relayant même la nuit pour être sûres de ne rien manquer. Jusqu’à ce que l’alerte soit donnée en pleine nuit. Après plusieurs heures de travail, l’hippopotame nain finit par mettre bas une petite femelle. Un grand soulagement pour toute l’équipe, après des jours et des semaines de stress !

Un bébé orang-outan à La Ménagerie de Paris

Dans le plus vieux zoo de France, à la Ménagerie de Paris, l’excitation est également à son comble du côté de la singerie. Au cœur de toutes les préoccupations, la femelle orang-outan Théodora qui attend un petit.

Son soigneur animalier, Christophe, est particulièrement aux petits soins pour celle avec qui il a noué une relation privilégiée au fil des ans. Pendant sa gestation, il lui apporte fruits, légumes et même du thé aux fruits rouges pour son plus grand confort. C’est aussi lui qui aura la grande responsabilité de couper le cordon ombilical qui relie encore le petit à sa mère après la naissance. Excepté ce petit imprévu, tout s’est parfaitement déroulé et Theodora s’occupe parfaitement de son petit.

Un petit tapir malais au CERZA

Destination la Normandie cette fois, pour suivre une naissance particulièrement difficile. Au CERZA, la femelle tapir malais est à nouveau gestante. Mais les équipes sont très attentives car les deux fois précédentes, les petits sont malheureusement morts nés.

Pour la vétérinaire et directrice du parc animalier, Dorothée Ordonneau, le stress est à son comble. Il faut dire que cette spécialiste s’intéresse particulièrement aux tapirs. Elle a notamment aidé à leur recensement lors d’une opération au Brésil, il y a quelques années.

Afin de s’assurer que, cette fois, tout se déroule pour le mieux et pouvoir intervenir en urgence si nécessaire, la femelle tapir malais est surveillée par des caméras. Là aussi, la mise bas a lieu la nuit et se passe pour le mieux.

Arrivée d’un lémurien très rare à la Citadelle de Besançon

Autre naissance exceptionnelle du côté du zoo de la Citadelle de Besançon, cette fois. Un bébé propithèque couronné – une espèce de lémurien « en danger » selon l’UICN – est né pendant la nuit. La gestation de sa mère était très surveillée par les soigneurs et vétérinaires. D’ailleurs, tout a été préparé pour son arrivée. Une nurserie a été aménagée au cas où la femelle ne parviendrait pas à assurer la tétée de son petit.

Des préparatifs qui se révéleront nécessaires puisque une fois né, le petit de 70 grammes ne parvient effectivement pas à se nourrir. Les soigneurs décident alors de récupérer le bébé et de lui apprendre à téter sa mère. S’il n’y parvient pas, les soigneurs devront lui donner le biberon à tour de rôle, plusieurs fois par jour. Mais ce n’est évidemment pas la solution idéale. Finalement, ils n’auront pas d’autre choix. En revanche, des rencontres avec sa mère sont organisées régulièrement afin que leur lien ne se coupe pas. Un véritable exercice de patience !

Le rôle dans zoos dans la conservation des espèces menacées

La question – primordiale – du rôle des zoos dans la préservation des espèces menacées n’est en revanche abordée véritablement qu’à la toute fin de l’émission. Les parcs animaliers sont en effet régulièrement sous le feu des critiques concernant le maintien en captivité d’animaux sauvages.

Certaines espèces, notamment les ours polaires, émeuvent souvent plus que d’autres et leur présentation dans des zoos est sujette à controverse. Idem pour les ours bruns. L’été dernier, la détention des deux ours Kiwi et Dominique par le zoo de Dunkerque avait fait polémique, suite à la diffusion d’une vidéo relayée par l’humoriste et défenseur de la cause animale, Rémi Gaillard. Finalement, le parc animalier de Fort-Mardyck avait annoncé le transfert courant 2019 des deux ours à Zoodyssée, dans un enclos plus grand.

Il n’empêche que le rôle des zoos continue de diviser. Ces dernières années, de plus en plus de parcs se sont investis dans la préservation d’espèces menacées. Leur principale mission : conserver en captivité des populations saines et suffisamment diversifiées génétiquement afin de pouvoir, si le besoin de fait sentir dans le futur, apporter du sang neuf à une population sauvage en déclin. Et, pourquoi pas, envisager des réintroductions en milieu naturel.

Certaines tentatives ont déjà été faites, avec plus ou moins de succès. Sept parcs animaliers européens – dont trois français – participent par exemple au projet Eremita, en Andalousie. Élevés en captivité, des ibis chauves sont ensuite transférés dans une volière d’acclimatation dans le sud de l’Espagne avant d’être relâchés. L’objectif étant de constituer une population viable sur ce territoire, la seule population sauvage existant encore étant au Maroc. L’espèce est classée « en danger » d’extinction par l’UICN.

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