Au zoo de la Palmyre, l’année s’achève comme elle a débuté, par le décès d’un ours polaire. 2018 aura vu disparaître les trois ours blancs du zoo de Charente-Maritime. Vienna d’abord en janvier, puis Tania début décembre et Moni dont nous venons d’apprendre la disparition. Épidémie ou série de malchance ?

Tania et Moni, ours polaires
Tania et Moni.

Début 2018 : disparition de Vienna

Ils ne sont pas nombreux les parcs animaliers en France à compter parmi leurs pensionnaires des ours polaires. Le zoo de la Palmyre fait partie de ceux-là mais peut-être plus pour très longtemps. Le parc animalier a vécu une douloureuse succession de disparitions en 2018. L’année a démarré par le départ de Vienna, ourse âgée de 30 ans et accueillie provisoirement en France le temps que son enclos dans son zoo d’origine soit rénové. Décédée le 13 janvier, la femelle présentait un état léthargique préoccupant qui nécessitait des examens complémentaires. Malheureusement, alors qu’elle s’était remise sans encombre de son anesthésie, la femelle ourse polaire est décédée dans les heures qui ont suivi.

Décembre 2018 : disparition de Tania et Moni

Il restait alors au parc ses deux pensionnaires habituels : le couple d’ours blancs Tania et Moni. Si la présentation de cette espèce au public choque encore une partie des visiteurs, force est de constater que jamais ces deux ursidés n’auraient atteint un âge si avancé en milieu sauvage. En effet, cette année, la femelle Tania a fêté ses 23 ans et le mâle Moni était âgé de 32 ans. Dans leur habitat naturel, la concurrence pour se nourrir et le réchauffement climatique ne laissent guère présager aux ours polaires une longévité supérieure à 15-20 ans. En parcs animaliers, les animaux n’ont pas besoin de chasser pour s’alimenter et sont pris en charge par des équipes vétérinaires dès que nécessaire. C’est ce qui a permis à Tania et Moni d’atteindre un âge aussi avancé. Malheureusement malgré les soins apportés, l’état des deux animaux s’était beaucoup dégradé : Tania souffrait d’insuffisance rénale tout comme Moni qui présentait également une insuffisance cardiaque et de l’arthrose. C’est le cœur évidemment lourd que les équipes du zoo de la Palmyre ont décidé d’endormir pour toujours la femelle début décembre, puis le mâle cette semaine.

Vidéo de Tania chassant il y a deux ans :

Pour des raisons semblables, l’équipe du Zoo de la Flèche avait dû se résoudre à abréger les souffrances de Katinka, sa femelle ours polaire, début juin à l’âge de 28 ans.

Le zoo de la Palmyre hébergera-t-il à nouveau des ours polaires ?

Le départ de Moni laisse donc vide le bassin des ours polaires du parc animalier de Charente-Maritime. Un enclos qui était de plus en plus décrié par le public, déjà peu enclin à observer cette espèce en zoo. A la Palmyre, les ours polaires sont présentés depuis plus de 30 ans, la première naissance de cette espèce datant de 1986 ! Mais le bassin actuel, d’une contenance de 1 000 mètres cubes, a été construit en 1996, soit il y a 22 ans cette année. Depuis, les connaissances sur l’espèce ont changé et il est à présent reconnu que les ours polaires ont besoin d’un enclos comportant plusieurs sols différents mais également de sentir les odeurs qui l’entourent. Or, au zoo de la Palmyre, l’enclos est constitué d’un grand bassin entouré de carrelage, de rochers et de béton, le tout cloisonné en hauteur. Il est donc possible que si le parc animalier est choisi pour accueillir d’autres ours polaires, il en profite au préalable pour refaire un nouvel espace ou bien ce bassin sera t-il occupé par une autre espèce. C’est en tout cas la volonté de bon nombre d’internautes qui ont commenté la page Facebook du parc en ce sens.

facebook la palmyre
Deux commentaires extraits le 20 décembre de la page Facebook du Zoo de la Palmyre.

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