Mathilda, une femelle hippopotame nain âgée d’un an, est arrivée le 11 juillet depuis le zoo d’Atika près d’Athènes, en Grèce. Un long voyage jusqu’aux Antilles !

Hippopotame pygmée Martinique

Mathilda se fait très bien à son nouvel enclos et profite des joies de son bassin.

L’excitation était à son comble au zoo du Carbet dans la nuit de mardi à mercredi, ce 11 juillet, alors qu’une nouvelle espèce a pris ses quartiers dans ce jeune parc animalier. Et pour cause : il s’agit d’un hippopotame pygmée, le tout premier à fouler le sol de la Martinique.

Mathilda, nouvelle pensionnaire du zoo de Martinique

Une femelle âgée d’un an et prénommée Mathilda est arrivée aux Antilles après un long voyage depuis le zoo d’Atika, en Grèce, où elle est née. Afin d’installer cette nouvelle pensionnaire dans les meilleures conditions, toutes les équipes du parc se sont mobilisées et ont placé l’hippopotame en quarantaine, le temps de s’assurer de son bon état de santé après un si long voyage. Les soigneurs doivent également vérifier que Mathilda s’alimente correctement et n’a pas trop été chamboulée par le trajet. « Nous l’avons mise directement dans son nouvel enclos, détaille le soigneur Gaétan Charloton Grossepièce à nos confrères de France-Antilles. Elle y restera seule pendant quelques semaines, mais les visiteurs pourront la voir. » Un hippopotame nain mâle devrait la rejoindre courant du mois d’août. Le zoo de Martinique espère que tous deux s’entendront à merveille et donneront rapidement naissance à des bébés. Chez cette espèce, la femelle met généralement bas un seul petit à la fois après une gestation comprise entre 190 et 210 jours.

Une espèce menacée très attendue

L’hippopotame pygmée est une espèce en danger qui ne compterait plus que 3 000 individus dans la nature. Afin de la préserver, l’Association Européenne des Zoos et des Aquariums (EAZA) a mis en place un programme d’élevage en coordination avec plusieurs parcs animaliers et, désormais, le zoo de Martinique. « Nous en rêvions depuis la création du site, mon époux et moi, confie à France-Antilles Angélique Chaulet, fondatrice des zoos de Martinique et de Guadeloupe. Tous les parcs zoologiques ont un plan de collections. Parmi les animaux que l’on va héberger, certaines espèces sont protégées, il y en a qui ne le sont pas ou qui sont plus ou moins menacées. Nous avons choisi l’hippopotame pygmée parce que nous sommes dans une île et avions le climat idéal pour l’accueillir. Elle a déjà beaucoup de succès. Tout le monde la trouve très mignonne ! »

Hippopotame pygmée et hippopotame amphibie, quelles différences ?

L’hippopotame nain est plus rare que son cousin l’hippopotame commun, aussi appelé hippopotame amphibie. Bien que ces espèces aient plusieurs choses en commun, au-delà de leur nom – toutes deux vivent en Afrique, sont herbivores, passent une grande partie de leur temps dans l’eau et ont une morphologie sensiblement similaire – elles diffèrent toutefois sur de nombreux aspects. A commencer par le plus évident : la taille. Alors qu’un hippopotame amphibie adulte pèse en moyenne 1 500 kilos pour une taille avoisinant 1,50 m au garrot, un hippopotame pygmée pèse moins de 275 kilos et mesure 80 cm au garrot. Lorsqu’on observe ces deux animaux plus dans le détail, on remarque également des différences physiques, comme un dos plus arrondi chez le pygmée et des pattes plus allongées en comparaison du reste du corps.

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