Le parc animalier girondin devient le troisième zoo de France à accueillir ces ruminants originaires d’Afrique. Le mâle Rab et la femelle Kimosi ne se connaissent pas encore, mais on espère qu’ils donneront naissance à plusieurs petits d’ici quelques années.

Okapi zoo du Bassin d'Arcachon

Rab, l’okapi mâle du zoo du Bassin d’Arcachon

Voilà une belle surprise que le zoo du Bassin d’Arcachon réserve à ses visiteurs : depuis le 6 avril 2018, le parc de la Teste de Buch accueille un couple d’okapis ! Ces grands herbivores qui ressemblent à la fois à une antilope tout en ayant les rayures du zèbre sur leurs pattes sont extrêmement rares en France. On ne peut en voir que dans deux autres zoos français : le Zooparc de Beauval et le zoo de Doué-la-Fontaine. Dans toute l’Europe, il n’existe que 70 okapis présents en parcs animaliers. L’espèce est donc peu commune.

Arrivée des okapis le 6 avril 2018

Le mâle Rab (8 ans) et la femelle Kimosi (1 an) sont arrivés le vendredi 6 avril. Ils ont quitté la veille leurs zoos respectifs à Rotterdam (Pays-Bas) et Bristol (Angleterre). Chacun dans une cage adaptée, ils ont fait la route en camion jusque Caen puis se sont rejoints dans le Calvados pour terminer la route ensemble, toujours dans des cages séparées. « Les tests de santé ont déjà été faits et tout est en ordre », commente Elodie Trunet, vétérinaire au zoo du Bassin d’Arcachon. Pour les rassurer durant le trajet et faire en sorte que la passation se fasse dans les meilleures conditions, deux soigneuses qu’ils connaissent bien ont fait le voyage avec eux.

Programme européen d’élevage

La femelle est encore un peu jeune, mais le parc espère que le couple s’entendra bien et engendrera plusieurs petits okapis d’ici trois à quatre ans. Chez l’espèce, la gestation dure environ 15 mois et débouche sur la naissance d’un seul petit à la fois. Ce couple a été confié au zoo d’Arcachon dans le cadre d’un programme européen d’élevage (EEP) visant à favoriser la reproduction de l’okapi en parc zoologique. « Depuis 2017, cinq nouveaux parcs au total ont été sélectionnés pour y participer », détaille la vétérinaire. Pour convaincre le coordinateur de l’EEP, il a fallu détailler dans quelles conditions seraient accueillis les okapis mais aussi être capable de les réceptionner rapidement car Rab et Kimosi étaient dans un groupe qui avait dépassé sa taille maximum et devaient rapidement trouver un nouveau foyer.

Avec cette nouvelle arrivée, le parc girondin a dû procéder à des aménagements. « Nous avons construit un enclos près de la volière africaine spécialement pour l’occasion.  En tout, le complexe mesure environ un hectare : extérieur, loges et cour comprises », détaille Elodie Trunet. De la sorte, les visiteurs pourront observer les okapis en continu, y compris lorsqu’ils se réfugieront à l’intérieur lors d’intempéries par exemple. Le couple est visible du public depuis le 28 avril.

Lointains cousins de la girafe

L’okapi (Okapia johnstoni) est une espèce qui a été découverte très tardivement, au début du 20ème siècle. Malgré son apparence qui s’approche plus du zèbre en raison de la couleur de ses pattes, cet herbivore appartient à la même famille que les girafes. D’ailleurs comme certaines de ses cousines, le mâle okapi dispose de deux ossicônes au sommet de son crâne. Comme leur nom le laisse penser, il ne s’agit pas de cornes mais de prolongements des os du crâne, recouverts de poils. Dans la nature, les okapis vivent dans les forêts de République Démocratique du Congo. L’espèce est en danger et figure sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

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