Quatre jeunes renards polaires viennent d’investir les lieux non loin des loups arctiques. Et tandis que le projet Terre de Glace prend forme, le carnet rose du parc normand se montre très chargé. Makis catta, wallabys, roussettes d’Egypte ont en effet pointé le bout de leur nez et d’autres naissances sont encore au programme.

Renard polaire
Les renards polaires sont nés en mai 2017.

Ouvert depuis le 18 février, le zoo de Jurques a bien travaillé durant la trêve hivernale : de nombreux projets ont été lancés ou sont encore en cours, de quoi ravir les fidèles de ce parc situé à une trentaine de minutes de Caen !

Terre de Glace prend forme

Tout juste initié, son projet Terre de Glace réservé aux animaux vivant dans les territoires les plus froids de la planète avance à grands pas. Cette neuvième zone thématique a récemment rejoint les Iles aux singes, le Village des reptiles, la Plaine Australienne ou encore la Montagne d’Afrique pour proposer aux visiteurs une nouvelle aire de deux hectares consacrée aux zones glacées. Tigres de Sibérie, lynx et harfangs des neiges doivent y être transférés ainsi que de nouvelles espèces. L’an dernier déjà, des loups arctiques sont arrivés à Jurques et ont pris possession de leur enclos dans cette zone. Plus récemment, début 2018, ce sont quatre sœurs renards polaires qui ont faire leur entrée au parc et à Terre de Glace. Nées en mai 2017 au zoo de Rostock en Allemagne, elles évoluent désormais dans un enclos de 600 m² situé à proximité des loups arctiques, dans la zone la plus ombragée et située la plus au nord du parc.

Travaux du côté des panthères des neiges

Déjà pensionnaires du parc, les panthères des neiges devaient elles aussi rejoindre Terre de Glace, mais il en a finalement été décidé autrement. « L’enclos que nous avions prévu initialement n’a pas pu être réalisé où nous le souhaitions en raison de l’instabilité du terrain, explique Guillaume Ourry, responsable animalier. Nous avons là une structure de sol difficile qui nous empêche de monter les structures des animaux et des visiteurs. » Quelques travaux ont toutefois été menés puisque la surface de l’enclos des panthères des neiges a été doublée et s’étend désormais sur une zone à fort dénivelé, ce qui est très pertinent pour des félins qui vivent principalement dans les montagnes de l’Himalaya. « Les travaux sont en cours et devraient se terminer d’ici quelques semaines », précise Guillaume Ourry. Et pour une visibilité parfaite sans déranger les animaux, le zoo de Jurques a prévu d’installer prochainement des tours d’observation chez les panthères des neiges et les loups arctiques. « Si ce système est satisfaisant, nous le renouvellerons dans d’autres enclos. »

Les naissances du zoo de Jurques

Bébé wallaby Jurques
Le bébé wallaby reste bien à l’abri dans la poche ventrale de sa mère

Côté carnet rose aussi, l’agenda du parc s’annonce chargé. Plusieurs naissances ont d’ailleurs déjà eu lieu. Chez les makis cattas, cinq petits viennent ainsi de voir le jour, ainsi que quatre wallabys, deux mouflons et dix roussettes d’Egypte (chauves-souris). Cinq œufs de manchots de Humboldt, une espèce physiquement assez proche du manchot du Cap et vivant en Amérique du Sud, ont également été pondus et devraient prochainement éclore. Le zoo de Jurques espère par ailleurs que d’autres naissances auront lieu chez les flamants du Chili, les girafes, les pandas roux,  les aras hyacinthe et les tragopans de Temminck. « Pour beaucoup d’autres espèces, les programmes d’élevage européens (EEP) nous ont demandé de limiter la reproduction, ce que nous faisons grâce à des implants contraceptifs ou en créant des groupes mono-sexes », détaille Guillaume Ourry.

Bientôt des vautours percnoptères

Autre nouveauté de taille, le parc normand s’apprête à accueillir une nouvelle espèce : le vautour percnoptère. L’EEP de cette espèce menacée a en effet choisi la volière de Jurques pour y envoyer plusieurs jeunes oiseaux. Les couples seront ensuite répartis dans différents parcs animaliers européens comme il est d’usage dans ce type de programme. « Normalement, un couple reproducteur devrait rester à Jurques », précise le responsable animalier.

D’autres projets devraient également être bientôt initiés puisque, grande première pour le parc, « nous avons eu la possibilité d’acquérir cet hiver huit hectares supplémentaires qui nous permettent d’envisager de nouvelles choses… »

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