Situé à une trentaine de minutes de Nantes, en Loire-Atlantique, le zoo de la Boissière-du-Doré est un zoo privé présentant environ 1000 animaux et s’étalant sur 20 hectares. Aujourd’hui géré par Sébastien Laurent, également propriétaire du Natur’Zoo de Mervent, il enregistre environ 150 000 entrées par an et est « classé parmi les plus beaux parcs animaliers » de France.

Un gibbon se balance sur une corde dans l'enclos des orangs-outan

Histoire

L’aventure du parc zoologique de la Boissière-du-Doré commence le 1er juillet 1984. Le site naît dans une ancienne châtaigneraie à l’initiative d’un couple, Dany et Monique Laurent ; il s’étend alors sur 3 hectares et n’accueille qu’une poignée d’espèces européennes comme des ânes, des poneys ou des daims. Très rapidement, des aménagements sont réalisés afin de présenter aux visiteurs de nouvelles espèces : les arrivées les plus marquantes des premières années sont sans aucun doute les lions et loups en 1985, puis les tigres et zèbres en 1987… mais surtout, un couple d’orangs-outans en 1989. Major, le mâle, et Manis, la femelle, marqueront de leur empreinte l’histoire du zoo de la Boissière-du-Doré : le 3 juillet 1990, comme un cadeau d’anniversaire au parc, ils donnent naissance à Flora, premier bébé orang-outan né en France et élevé par sa mère. Depuis, plusieurs nouveau-nés ont encore agrandi cette famille dont l’arbre généalogique est détaillé dans l’enceinte du zoo ; le groupe d’orangs-outans du parc est aujourd’hui l’un des plus grands d’Europe.
Le zoo de la Boissière-du-Doré s’est considérablement développé au fil des années. Premiers espaces de semi-liberté dès les années 1990, accueil de gorilles en 2002, plaines africaines en 2004 et 2008, volières sud-américaine en 2010 et asiatiques en 2015 et 2017… Chaque année ou presque, le parc de Loire-Atlantique enrichit son parcours de visite pour le plus grand plaisir de ses visiteurs !

Chiffres clés

Logo du zoo de la Boissière-du-Doré
Année d’ouverture : 1984
Nombre d’animaux : 1000
Superficie : 20 hectares

Tarifs
Adulte (à partir de 12 ans) : 19,50 €
Enfant (de 3 à 12 ans) : 14 €
Gratuit pour les moins de 3 ans

Adresse
Lieu-dit La Châtaigneraie
44430 La Boissière-du-Doré

Astuce : il est possible d’économiser 1€ sur chaque entrée grâce à la réservation en ligne !

Animaux visibles

Pepito, la panthère noire de la Boissière-du-DoréLa visite du zoo de la Boissière-du-Doré commence par une grande allée ombragée menant aux premiers animaux. Si cochons d’Inde, tamarins empereurs et flamants rose du Chili sont très accessibles, la première impression du parc laisse globalement le visiteur sur sa faim. D’une part, les enclos des servals et des panthères noires ne sont visibles qu’au travers d’une ou deux baies vitrées seulement, ce qui ne permet pas d’avoir un champ de vision très large (et est handicapant si vous souhaitez photographier les animaux). D’autre part, lors de notre visite, deux familles que nous avons croisées se sont étonnées de la surface réservée aux panthères noires ou aux tamarins empereurs ; si elle est parfaitement dans les normes, on pourra quand même regretter qu’elle ne soit pas un peu plus grande.

Heureusement, par la suite, l’atmosphère change ! Le visiteur découvre les ânes nains du parc, plusieurs aras bleu et jaune et aras à ailes vertes et les fameux pandas roux adorés des enfants. A chaque fois, les enclos paraissent bien plus grands qu’à l’entrée du parc et la vue est dégagée : ni vitre, ni grillage, même pour les perroquets ! Si vous avez de la chance, il en ira de même pour les tortues géantes des Galápagos : ces dernières profitent d’un grand espace extérieur, mais il est possible qu’elles préfèrent rester à l’intérieur de leur bâtiment… auquel cas vous pourrez tout de même les observer, mais seulement au travers des grandes baies vitrées.

Une loutre naine dans la première volière immersive
Le parcours se poursuit avec les tamarins lions dorés. Ces derniers partagent leur espace, une île séparée des visiteurs par une rivière, avec une dizaine de pélicans à dos rosé. Vient ensuite une nouvelle volière asiatique, cette fois-ci immersive : le visiteur y pénètre et peut y observer, presque à portée de main, des binturongs et des loutres naines, deux espèces menacées d’extinction, ainsi que des oiseaux comme le milan de Brahme ou la grue à cou blanc.

L'ourson né à la Boissière-du-Doré en févier 2017 !
A la sortie de cette volière, tigres, panthères nébuleuses et, coatis à nez blanc, porcs épics et, un peu plus loin, lions d’Asie se cachent dans leurs espaces respectifs. Peu après, quelques marches offrent une vue plongeante, sans baie vitrée, sur l’enclos des ours bruns. De quoi prendre le temps d’observer le dernier de la famille, né le 12 février 2017 !
Le chemin traverse ensuite une nouvelle volière à laquelle a été intégré un vivarium : de nouveaux flamants roses, plusieurs espèces de primates, des paresseux et de nombreuses autres espèces se cachent dans ce vaste espace. Le visiteur débouche sur l’un des enclos principaux du parc : spacieux et bien aménagé, il abrite l’un des plus grands groupes d’orangs-outans d’Europe, et ces derniers cohabitent avec des gibbons à mains blanches, une espèce menacée d’extinction dans son milieu naturel. Regardez-les manger, boire, se déplacer, croisez leur regard, écoutez le cri des gibbons, l’expérience est unique !

La panthère des neiges de la Boissière-du-DoréLa visite se poursuit avec les bongos, qui introduisent la première plaine africaine baptisée « Matumi Reserve » : girafes, autruches, oryx, watussis, grands koudous… La liste des espèces est longue, et l’espace qui leur est dédié s’étale sur 3 hectares ! Au détour du chemin, on trouve les panthères des neiges qui profitent d’une belle cascade artificielle (comme les tigres et les ours !) et les loups soigneusement cachés dans la végétation. Après cette petite parenthèse, le visiteur revient en Afrique et découvre les guépards, les zèbres, les suricates et les rhinocéros blancs, qu’il est possible d’observer de (très) près !
S’enchaînent ensuite deux espaces immersifs dédiés aux primates : varis roux, varis noirs et blancs, makis catta dans un premier temps, puis saïmiris à tête noire évoluent en semi-liberté, parfois même sur les sentiers réservés aux visiteurs (n’oubliez pas de laisser votre poussette à l’entrée, comme c’est indiqué).
Jeune saïmiri à tête noire sur le dos de sa mère
Enfin, la boucle s’achève en longeant les enclos des imposants tapirs malais, les géladas, les cerfs d’eau, puis en repassant devant les orangs-outans, les ours et les lions. Au niveau de l’espace restauration, un panneau indique le départ d’une petite boucle menant aux gorilles. Ces primates colossaux disposent eux aussi d’un très bel espace mais, selon leur humeur, il est possible que vous ne puissiez les admirer qu’à l’intérieur. Si vous tenez à les voir à l’extérieur, prévoyez éventuellement d’arriver devant leur enclos autour de 14h30 ; il s’agit de l’heure de leur repas !
La visite s’achève finalement sur une grande aire de jeux entourée de l’enclos de dromadaires et d’une mini-ferme, qui fera sans nul doute le plaisir des enfants !

Programmes de conservation

Le zoo de la Boissière-du-Doré participe à plusieurs Programmes d’Elevage Européen (EEP) : à l’heure actuelle, il contribue ainsi à maintenir la diversité génétique d’une quarantaine d’espèces évoluant en captivité en Europe. Il a également rejoint l’EAZA dès 1994 et participe à plusieurs campagnes de sensibilisation comme Let it Grow (« Coup de pousse à la nature »), cette opération ayant pour but d’encourager les visiteurs à protéger la biodiversité locale.

Logo de l'association Boissière-Mervent ConservationPar ailleurs, environ 25 000 € sont reversés chaque année à des programmes de conservation par le parc, une somme récoltée notamment grâce aux ateliers de maquillage ou aux journées « Dans la peau d’un soigneur ». Les dons sont effectués via l’association Boissière – Mervent Conservation (BMC), qui a été créée en 2013 par Sébastien Laurent, l’actuel propriétaire du zoo de la Boissière-du-Doré et du Natur’Zoo de Mervent. Cette somme permet de soutenir de nombreuses associations de terrain, parmi lesquelles on retrouve par exemple Kalaweit, qui oeuvre pour la protection des gibbons en Indonésie, Save the Rhino, qui tente depuis 1994 de protéger les rhinocéros en impliquant les communautés locales, ou encore SOCP (Sumatran Orangutan Conservation Programme), qui lutte contre le commerce illégal d’orangs-outans.

Services et spectacles

Une grande aire de restauration à proximité de la mini-ferme et de l’aire de jeux pour les enfants permet aux familles de faire une pause lors de leur visite. L’endroit ne doit pas être ignoré car les repas de pique-nique sont interdits dans l’enceinte du zoo ; si vous souhaitez consommer vos propres sandwichs, il vous faudra sortir du parc et y revenir. Une situation tout à fait acceptable en basse et moyenne saisons, mais probablement délicate en juillet et août : à l’extérieur du zoo, les bancs et tables ne sont pas légion et pourraient être rapidement occupés. Pensez-y si vous ne souhaitez pas manger debout ou dans votre voiture !

Les fauconniers du parc présentent également un grand spectacle d’oiseaux en vol libre ; plus de 200 spécimens de 35 espèces différentes se partagent le ciel du zoo. Cette animation « se veut pédagogique et ne s’intéresse qu’aux comportements naturels des oiseaux« . En haute saison, elle a lieu deux fois par jour, à 14h25 et à 16h15, sauf conditions météorologiques défavorables.

Enfin, le zoo de la Boissière-du-Doré propose à ses visiteurs de réserver une nuit dans une « Africa Lodge » avec vue sur la plaine africaine. De quoi profiter d’une journée au parc et dormir sur place pour achever sa collection de souvenirs !

Couple d'aras jaune et bleuLes rhinocéros blancs en plein repasUn milan de Brahme déguste son poissonLa lionne d'Asie de la Boissière-du-Doré se reposeCe jeune binturong est né le 27 mars 2017 !Vaste enclos des orangs-outanUn coati à nez blanc, arrivé en 2015 au zoo

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