Il s’agit de trois femelles et un mâle, tous nés de Maya, tout juste arrivée du Zoo du Lunaret à Montpellier l’an dernier. Il faut dire que sa rencontre avec le mâle Winston a fait des étincelles !

Bébés guépards à Peaugres (2019)

La reproduction de guépards en captivité, le Safari de Peaugres s’y connait ! Voilà vingt ans que ce parc animalier ardéchois s’y attelle, avec pas mal de succès. « Plus d’une centaine de guépards sont nés ici », rappelle-t-il. Rien de surprenant, donc, à ce qu’une nouvelle portée pointe le bout de son nez. Mais cela reste un moment mémorable pour les équipes animalières.

Trois femelles et un mâle

« C’est toujours une source de grande joie », déclare en effet le parc qui a découvert la naissance de quatre bébés guépards le 9 avril dernier. Il s’agit d’un mâle et de trois femelles.

Leur mère s’occupent très bien d’eux et ne les quittent pas d’une semelle. Surtout lors des premières semaines qui ont suivi leur naissance. « Extrêmement sensibles au stress et au froid, les petits sont restés tout ce temps bien au chaud dans leur maison avant de s’aventurer dehors, pour gambader sous la chaleur printanière », raconte le parc.

Rien ne laisse donc penser que l’histoire de Zoé, cette femelle guépard sauvée in extremis par les soigneurs de Peaugres, se répétera cette fois. Pour rappel, sa mère Barafu avait perdu l’un de ses deux petits. Ne restait plus donc que Zoé, mais plus suffisamment de lait pour l’allaiter correctement. Pour la sauver, les équipes ont confié Zoé à l’adoption auprès d’une autre femelle guépard qui venait d’avoir des petits. Opération réussie !

Grande première pour Maya

Comme pour Barafu à l’époque de Zoé, il s’agit de la première portée de Maya. Cette jeune femelle guépard est arrivée fin 2018 depuis le Zoo du Lunaret, à Montpellier, en vue de se reproduire.

Là, elle a rencontré le mâle Winston avec qui le courant est très vite passé. « Une véritable prouesse quand on sait qu’il faut parfois présenter sept mâles différents à une femelle avant qu’elle ne se laisse séduire ! », rappelle le Safari de Peaugres. Seulement quinze jours après leur première rencontre, les premiers accouplements se sont produits.

La suite, tout le monde la connaît désormais. A noter que puisqu’il s’agit de la première mise bas pour Maya, le Safari de Peaugres a porté une attention toute particulière à cet événement. Pour limiter le stress de la mère, l’équipe a notamment attendu avant de procéder au sexage des petits. « Seule une caméra avec enregistrement permanent fixée au-dessus de la caisse de mise bas permettait de surveiller la croissance des petits guépards », précise le parc ardéchois.

La reproduction des guépards à Peaugres

Avec cette nouvelle naissance, le Safari de Peaugres consolide sa place « en haut du tableau des dix parcs européens à réussir à reproduire régulièrement cette espèce ». « Ici, tout est fait pour favoriser les rencontres amoureuses, assure-t-il. Huit enclos sur les dix dédiés aux guépards ne sont d’ailleurs pas visibles du public et offrent la tranquillité nécessaire pour les opérations de séduction et les ébats amoureux. »

En plus du programme européen d’élevage (EEP) auquel participe Peaugres pour le guépard, le parc animalier contribue également à des programmes de conservation in situ, en soutenant financièrement un projet mené en Namibie par le Cheetah Conservation Fund.

Un autre parc animalier français s’investit dans la reproduction des guépards en captivité : le zoo de Montpellier, dont vient d’ailleurs Maya. En 2018, il a ainsi enregistré pas moins de trois portées au cours de l’année. Un vrai record !

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