Niché au coeur des Alpes, le Parc de Merlet fête cette année ses 50 ans ! En 1968, Philippe Cachat créait l’un des tout premiers parcs d’immersion français. Aujourd’hui, sa fille Claire a repris les rênes de l’entreprise et revient pour Zooactu sur les événements marquants de l’histoire du parc animalier.

50e anniversaire Parc de Merlet

Zooactu : Le chiffre important que vous retiendrez de ces 50 dernières années ?

Claire Cachat : Nous avons dépassé les 1 000 entrées un jour au mois d’août 2014, et cela se renouvelle depuis, alors c’est une bonne nouvelle pour le porte-monnaie mais une moins bonne quand on imagine les aménagements nécessaires pour accueillir confortablement cet afflux touristique. Ce chiffre traduit une étape importante de l’évolution de l’entreprise, d’une très petite exploitation familiale, nous sommes arrivés à une entreprise qui emploie, avec le restaurant, plus de 15 personnes et qui est entrée dans le top 10 des sites les plus visités de Haute-Savoie.

ZA : La naissance qui vous a le plus émue ?

Cabri du Parc de Merlet
Cabriole se repose sur le guichet d’accueil, à l’entrée du Parc de Merlet.

CC : Je n’ai jamais assisté à une naissance ! Sauf quand c’est dramatique. Je choisirais donc plutôt le sauvetage de Cabriole, cabri nouveau-né de chamois, qui avait le fémur cassé à la naissance et qui ne pouvait pas se lever pour téter sa mère. Nous l’avons nourri et élevé à la maison, aidés par les soins apportés par notre propre chien.

ZA : Le décès qui vous a le plus chagrinée ?

CC : Il y en a eu beaucoup… Ce qui me fait de la peine, ce sont les femelles qui n’arrivent pas à mettre bas. Comme l’enclos fait plus de 20 hectares, avec de la forêt et des rochers, il y a des tas de cachettes improbables et les animaux en difficulté se cachent ! Malgré notre attention quotidienne, les captures sont parfois impossibles face à un animal qui prend la fuite. Et quand on peut l’attraper, il est souvent trop tard. C’est très dur de voir la souffrance et de ne savoir y remédier.

ZA : L’animal qui vous a donné le plus de soucis ?

CC : Sans doute un bouquetin qui, l’âge aidant, n’avait plus aucune crainte de l’Homme. Le fameux Max avait pris la fâcheuse habitude de se coucher une grande partie de la journée sur le chemin, bloquant alors le passage des visiteurs auxquels nous demandions expressément de ne pas quitter les sentiers pour leur sécurité ! Notre soigneur de l’époque, Gilbert, passait alors une bonne partie de ses journées à surveiller et conseiller les visiteurs sur ce passage délicat.

ZA : L’espèce que vous ne possédez pas encore et que vous rêvez d’accueillir dans les cinquante prochaines années ?

CC : Comme je cherche à redonner au site le côté authentique de l’alpage, nous prendrons sans doute bientôt des cochons d’une variété locale. Rien qui ne fasse rêver ! Mais je constate que nos visiteurs sont ravis de voir et photographier des poules et des oies de ferme alors les cochons auront sans aucun doute du succès !

NB : pour fêter sa cinquantième année, le Parc de Merlet organise des animations tout au long de l’été : maquillage pour les enfants, cours d’aquarelle et siestes musicales sont organisés les dimanches et mercredis d’août et de septembre. Pensez à vérifier le programme sur le site du parc.

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