Trois bébés chamois ont été trouvés morts dans le courant du mois d’octobre. Tous présentaient des blessures caractéristiques au niveau du cou. Pour la direction, un lynx pourrait être l’auteur de ces attaques.

Chamois Parc de Merlet
Chamois au Parc de Merlet.

Qu’a-t-il bien pu se passer au Parc de Merlet ces dernières semaines ? Trois cabris ont trouvé la mort dans ce parc animalier haut-savoyard durant le mois d’octobre.

Le lynx, une piste possible selon le parc

Les petits chamois ont été découverts avec d’importantes blessures au niveau du cou. Ils ont donc succombé suite à l’attaque d’un prédateur. Mais lequel ? L’une des pistes privilégiées par les équipes du parc est celle du lynx. « Les marques de crocs à la gorge nous laisse croire qu’il pourrait s’agir d’attaques de lynx », explique le Parc de Merlet sur sa page Facebook. En revanche, « aucune trace de ce félin n’a été trouvée », précise le parc animalier. Il faut savoir que le lynx est un animal solitaire, qui chasse donc seul et sait se faire très discret. Difficile de prouver l’origine exacte de ces attaques, ce qui n’empêche que des mesures de sécurité ont déjà été prises. A noter que la femelle chamois Cabriole et son petit, dont nous vous racontions l’histoire il y a quelques semaines, « se portent à merveille », assure le parc.

Sécurité renforcée

L’attaque de prédateurs extérieurs – rapaces, loups, lynx, etc. – est l’un des risques lorsqu’on choisit de bannir toute clôture dans un parc animalier. C’est justement le parti qu’a pris le Parc de Merlet dès sa création, en 1968. A l’époque, il est l’un des seuls parcs d’immersion de France. Ici, les animaux vivent en semi-liberté puisque toutes les espèces évoluent dans un seul et même grand enclos dans lequel se baladent les visiteurs. Résultat, une seule clôture borde le parc et protège les pensionnaires d’éventuelles agressions extérieures. Les récentes attaques ont toutefois poussé la direction du parc à prendre des mesures plus fortes pour garantir la sécurité de ses animaux. Un fil électrique a été ajouté sur la clôture afin d’éviter toute nouvelle intrusion.

Nouveau coup dur après l’épidémie de 2017

La perte de ces trois cabris est un nouveau coup dur pour le Parc de Merlet. L’an dernier, le site avait déjà été confronté à la disparition de certains de ses pensionnaires. En effet, un quart de ses mouflons et bouquetins sont morts durant l’hiver 2017 à cause d’une épidémie de pneumonie, dont l’origine pourrait être la forte pollution qui sévit dans la vallée de Chamonix. Pour reconstituer son cheptel, le parc a accueilli en octobre 2018 un nouveau couple de mouflons dans le cadre d’un échange avec le parc animalier de Gramat.

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