Actuellement, un seul autre parc animalier présente cette espèce en France et il s’agit de Biotropica, en Normandie. Dès le mois d’avril, un mâle sera également visible dans ce zoo de Romanèche-Thorins, en Saône-et-Loire.

Dragon de Komodo Touroparc
[Photo d'illustration] Kuru arrivera d'Angleterre en avril.

C’est LA grande nouveauté 2019 du Touroparc et non des moindres : l’arrivée d’un varan de Komodo – aussi appelé « dragon de Komodo » – en avril prochain.

Un mâle âgé de 10 ans

Il s’appelle Kuru, il a 10 ans et est né au zoo de Colchester, en Angleterre. « C’est une grande fierté d’avoir été choisi par le coordinateur pour accueillir cette espèce, se réjouit Thomas Gervais, directeur de ce parc animalier de Saône-et-Loire. Si tout va bien, il devrait arriver le 11 avril prochain », précise-t-il.

« Nous sommes tous très excités, cela faisait des années que nous voulions accueillir un varan de Komodo », déclare de son côté Christophe, l’un des responsables animaliers au vivarium du Touroparc.

Signe prémonitoire ou non, la statue d’un dragon de Komodo trône d’ailleurs à l’entrée du parc animalier. Comme pour signifier aux visiteurs qu’il est l’une des stars du site. D’ici quelques semaines, ce sera bel et bien le cas.

Préparatifs avant l’arrivée du dragon de Komodo

Le Touroparc est encore en train de procéder aux travaux d’aménagement de son futur enclos, qui se trouvera au sein du vivarium. Afin de préparer l’arrivée du dragon de Komodo dans les meilleures conditions, deux soigneurs animaliers du vivarium partiront durant deux jours au zoo de Colchester pour se former, puis effectuer le trajet de retour avec Kuru.

Durant ces deux jours, les soigneurs apprendront aux côtés de leurs homologues britanniques tout ce qu’il faut savoir pour bien s’occuper de cette espèce.

Car accueillir un tel reptile n’est pas chose aisée. En effet, le dragon de Komodo est le plus grand de tous les varans au monde. « Adulte, il peut atteindre les 3,50 mètres et peser une centaine de kilos pour les très gros individus ! Mais en captivité, nous pouvons davantage surveiller son poids et l’idéal se situe plutôt autour des 50 kilos », explique Christophe, qui fait partie des deux soigneurs qui feront le voyage jusqu’à Colchester pour escorter Kuru.

Nourrissage et sécurité

En plus de sa taille imposante, le varan de Komodo est venimeux. En réalité, c’est plus précisément sa salive qui est venimeuse. Lorsqu’il mord sa proie, il transmet dans son sang un peu de sa salive rendue toxique par la présence de différentes bactéries. En cas de morsure, il faut réagir vite sous peine de développer de graves symptômes comme par exemple une paralysie. En de très rares cas et en l’absence de soins adaptés, la morsure d’un varan de Komodo peut être mortelle pour l’homme.

Pour l’approcher et le soigner, l’équipe animalière du Touroparc doit donc respecter un certain nombre de règles. « Comme les soigneurs du zoo de Colchester, nous serons équipés de boucliers un peu comme ceux des CRS », détaille Christophe. Un espace à part sera également mis à la disposition des soigneurs pour isoler Kuru si besoin. D’autres consignes devront être respectées, comme par exemple l’obligation de porter des pantalons et non des shorts lorsqu’ils s’occuperont de ce reptile.

Côté nourrissage, Kuru ne devrait pas être trop gourmand. « Le nourrissage du Komodo diffère de celui d’un autre varan qui, en général, est nourri 35 à 40 fois par an – donc presque toutes les semaines – à raison de 1 à 2 rats en fonction de la taille de l’animal, explique le soigneur du Touroparc. Mais pour le Komodo, nous serons sur un nourrissage par mois. En revanche, les proies sont beaucoup plus importantes puisqu’on est sur des lapins, de jeunes chèvres ou des petits cochons. » En parallèle, les soigneurs donneront régulièrement des ailes de poulet à Kuru lors de son entraînement médical.

Très rare en France

Cette espèce est extrêmement rare en captivité. En France, seul Biotropica en Normandie présente un mâle, depuis début 2018. Il est en revanche plus jeune que Kuru qui, lui, se rapproche davantage de sa taille adulte.

Si vous souhaitez observer un varan de Komodo de vos propres yeux sans pour autant quitter la France, vous n’aurez donc – pour l’instant – que le choix entre Biotropica et Touroparc.

A l’heure actuelle, il n’est pas encore question de former un couple reproducteur dans ce parc de Saône-et-Loire. Mais cette possibilité n’est toutefois pas écartée. D’autant que le varan de Komodo fait l’objet d’un programme d’élevage européen (EEP) coordonné par le zoo de Chester pour l’EAZA.

Arrivée des loups du Canada

L’autre grande nouveauté 2019 du Touroparc, c’est le départ des loups gris qui seront remplacés dès le 25 février par trois loups du Canada. Il s’agit de deux mâles et d’une femelle en provenance d’un autre parc animalier français. Tous sont frères et sœurs et ne pourront donc pas s’accoupler.

« Enfin ! s’exclame le directeur Thomas Gervais. Les loups du Canada, cela faisait longtemps que nous en voulions, nous sommes donc très heureux de les accueillir. » Noirs et majestueux, ces trois loups prendront place dès lundi dans leur nouveau foyer.

En revanche, ils ne seront pas présentés au public tout de suite, car un temps d’acclimatation est recommandé. Un peu de patience…

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