Ces nouvelles pensionnaires intégreront le parc zoologique situé près de Lisieux, en Normandie, au printemps. Pour les accueillir dans les meilleures conditions, un enclos de trois hectares sera mis à leur disposition.

Bébés ourses polaires

Nicky et Simone à l’âge de 6 mois avec leur mère

Décidément, le CERZA semble abonné aux ours : après avoir intégré trois ours bruns début 2017, c’est au tour de son cousin à la fourrure blanche de rejoindre le parc animalier d’Herminal-les-Vaux. Nicky et Simone (Mona pour les intimes), deux ours polaires femelles, débarqueront en effet courant du mois de mars pour une présentation au public en avril. Ces deux sœurs nées en novembre 2015 ont été prêtées par le zoo hollandais Dierenrijk Europa.

Sortie de terre d’un enclos de trois hectares

Adulte, l’ours polaire peut mesurer jusqu’à 2,5 mètres de long et peser dans les 600 kg. Moins imposantes, les jeunes femelles Nicky et Mona pèsent toutefois 250 kg. Accueillir de tels animaux n’est donc pas une mince affaire pour un parc animalier et quelques travaux d’aménagement sont généralement nécessaires. « Fidèles à notre éthique et notre politique de grands enclos naturels, nous nous sommes lancés dans l’aménagement de l’un des plus grands enclos d’Europe », expliquent les équipes du CERZA dans un communiqué. « Tous les services du parc ont travaillé sur ce projet exceptionnel », ajoutent-elles. Baptisé « La Vallée Boréale » en référence à l’habitat naturel de l’ours polaire, cet espace s’étend sur une surface de trois hectares et a nécessité près de neuf mois de travaux pour sortir de terre, le premier coup de pelle ayant été donné en juin 2017.

Enclos des ourses polaires

Neuf mois de travaux ont été nécessaires pour créer cet enclos de trois hectares (en cours d’aménagement sur la photo)

L’ours polaire, une espèce vulnérable

A l’état sauvage, ces plantigrades vivent dans le cercle polaire : sur la banquise l’hiver et sur les côtes de l’Arctique l’été. Un habitat qui subit de graves bouleversements d’année en année sous l’effet du réchauffement climatique et de la fonte des glaces de plus en plus rapide. L’espèce est classée « vulnérable » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) depuis de nombreuses années, un statut reconduit en 2015 lors de la dernière étude réalisée. Nicky et Mona font partie du programme européen d’élevage de l’ours polaire avec 113 autres individus de leur espèce aujourd’hui en captivité dans des parcs européens. Afin d’intégrer ce programme et d’obtenir un mâle, le CERZA a fait une demande officielle auprès de son coordinateur début 2017. Ce faisant, le parc normand espère participer activement à la sauvegarde de l’espèce mais aussi sensibiliser les visiteurs aux problèmes qu’elle rencontre dans la nature. Des goûters animés au cours desquels seront présentés l’ours polaire, son mode de vie et ses habitudes auront lieu tout au long de la saison 2018, ainsi que des « leçons nature » pour les classes du CP au CM2. De plus, des informations pédagogiques seront installées autour de l’enclos, dont « une partie parlera du réchauffement climatique et de ses conséquences », explique le parc, qui s’est aussi engagé à travailler avec Polar Bear International, une association canadienne dédiée à la protection et l’étude de l’ours polaire dans la nature.

Articles Connexes