L’espèce, déjà peu commune et méconnue du public, est unique en France. Pour l’apercevoir en vrai sans quitter l’hexagone, pas d’autre destination possible que la Normandie !

Musaraigne-éléphant Biotropica

Elle a une queue de souris, une trompe d’éléphant, un corps de biche mais c’est une musaraigne… La musaraigne-éléphant de Peters est un animal étonnant à plus d’un titre ! Pour la découvrir, direction Biotropica, en Normandie.

Nouvelle espèce à Biotropica

C’est la première fois que ce parc animalier normand accueille cette espèce. En revanche, il n’en est pas à son premier coup en matière d’espèces rares en captivité et insolites présentées dans l’enceinte de son établissement.

En 2015, Biotropica a assisté à la naissance d’un paresseux, ce qui n’était pas arrivé depuis 30 ans en France ! Depuis, trois autres petits sont nés mais il n’empêche que l’évènement est plutôt exceptionnel ! Tout comme la naissance d’un fourmilier nain, en août 2018. Là encore, il s’agit d’une première puisque ce n’était jamais arrivé dans l’hexagone. Le parc est aussi l’un des rares à accueillir un dragon de Komodo, avec Touroparc.

Là encore, Biotropica frappe fort en accueillant un couple de musaraignes-éléphants de Peters, tant ces animaux sont peu communs. A commencer par son physique hors normes. « De dos, on pourrait croire à une gigantesque souris… Mais dès que l’on aperçoit son nez remuer dans tous les sens, on ne peut s’empêcher de s’émerveiller ! », détaille François Huyghe, vétérinaire et directeur de Biotropica.

Son nez, justement, lui sert à fouiller le sol à la recherche à la recherche des termites, millepattes et coléoptères dont il raffole.

Rare en Europe

Musaraigne-éléphant de Peters

Pour l’instant, Biotropica est le seul zoo français à accueillir des musaraignes-éléphants de Peters. Ailleurs en Europe, l’espèce est également très rare puisque seuls trois autres parcs zoologiques la présentent. C’est le Zoo de Rotterdam, aux Pays-Bas, qui a décidé d’envoyer ce couple-là à Biotropica.

« Nous ne présentons pas de zèbres ou de girafes. Accueillir des animaux méconnus et menacés fait partie de notre ADN, explique Laëtitia Lassalle, responsable de la conservation à Biotropica. Nous participons activement à mettre en place leur protocole d’élevage pour les protéger mieux chaque jour. Ceci afin, notamment, d’encourager le développement d’une population captive susceptible d’éviter leur disparition. »

Dans la nature, aussi, l’espèce se fait de plus en plus rare. « Les musaraignes-éléphants de Peters sont principalement menacées à l’état sauvage par la déforestation et la fragmentation de leur habitat, poursuit Laëtitia Lassalle. Les forets kényanes qu’elles fréquentent reculent et sont chaque jour plus fragmentées, même si de nouvelles mesures de protection sont actuellement mises en place. L’espoir est donc permis. »

En Afrique où elles vivent, les populations sauvages diminuent. Mais pour l’instant, l’espèce est classée comme étant « peu concernée » par l’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

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