Le parc animalier de Val de Reuil attendait son arrivée depuis début 2018 ! Un jeune mâle varan de Komodo est la nouvelle star de la serre tropicale Biotropica.

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Spécialisée dans les espèces exotiques, la serre tropicale Biotropica vient d’annoncer l’arrivée de sa grande nouveauté 2018 : un dragon de Komodo arpente son tout nouvel enclos en Normandie.

Un enclos tout spécialement aménagé

Arrivé du zoo de Barcelone où il est né, ce jeune varan a été confié au parc français par le coordinateur du programme d’élevage de l’espèce. Mais pour l’accueillir, encore fallait-il que Biotropica construise un nouvel espace dédié à cette espèce aux besoins très spécifiques : « L’animal est l’un des reptiles les plus thermophiles de la planète (NDLR : qui a besoin d’une température élevée pour vivre). Il adore se prélasser sous ses solariums à 45°C », explique Laëtitia Lassalle, chargée de presse, dans un communiqué. Installé à l’intérieur de la serre tropicale, à la température déjà fort agréable en hiver, le reptile dispose d’un enclos chauffé, de points d’eau, de rochers mais également de lampes chauffantes !

Pour dispenser ces températures caniculaires, Biotropica n’est pas allée chercher bien loin… Sa serre étant déjà chauffée pour le bien-être des pensionnaires à poils, à plumes et à écailles, ils ont tout simplement fait passer les tuyaux de la serre sous l’enclos du dragon de Komodo, de sorte que la chaleur monte par le sol ! Un ingénieux système qui permet bien des économies d’énergie.

Jeune varan deviendra grand… et gros

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Le dragon de Komodo dans son tout nouvel enclos à Biotropica.

Âgé de 6 ans, ce varan n’est encore qu’un « ado ». Il mesure 2 mètres de long pour 25 kg, un poids plume comparé à ce qu’il devrait peser une fois adulte : 70 kg pour 3 mètres de longueur. Si actuellement il n’a besoin de manger qu’une fois par mois « l’équivalent d’un jeune mouton », précise le parc, son appétit grandira avec le temps. Dans la nature, les dragons de Komodo mangent des proies bien plus imposantes qu’eux. Pour cela, ils les mordent et transmettent grâce à leur salive des bactéries qui contaminent le sang des victimes. Ensuite, ils n’ont plus qu’à attendre que la proie meure d’infection pour se sustenter.

Plus gros lézard du monde, le varan de Komodo est un animal dangereux mais les équipes du parc animalier normand ont l’habitude de côtoyer des reptiles impressionnants comme les crocodiles et les alligators. Dans le cas du dragon, ils ont construit un couloir de travail intégré à l’enclos qui permet aux soigneurs d’interagir avec l’animal en toute sécurité et de l’isoler au besoin.

Le dragon de Komodo à l’état sauvage

Il existe 73 espèces de varans réparties entre le continent africain et l’océanie. Mais le plus connu est Varanus komodoensis, plus couramment appelé varan de Komodo ou dragon de Komodo, une espèce menacée, considérée comme vulnérable. Elle vit à l’état sauvage en Indonésie sur quatre îles uniquement : l’île de Komodo d’où elle tire son nom, l’île de Rinca, l’île de Gili Motong et une partie de l’île de Florès. « En présentant cette espèce au public normand, Biotropica s’engage également dans le financement du parc national de Komodo. Celui-ci œuvre chaque jour à la protection des dragons sauvages », précise le parc.

L’espèce est très rare en captivité – seuls deux autres zoos français en comptent parmi leurs pensionnaires dont le Parc de Thoiry – et souvent solitaire, les mâles pouvant se révéler très agressifs avec les femelles en période de reproduction. Une vie solitaire ? Cela devrait d’ailleurs être le cas à Biotropica, dans un premier temps en tout cas : « il n’est pas prévu pour le moment qu’un autre individu arrive, mais le coordinateur du plan d’élevage peut à tout moment décider de nous confier un deuxième individu », nous révèle Laëtitia Lassalle.

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