Triste nouvelle pour les équipes du Bioparc de Doué-la-Fontaine : le rhinocéros noir Kata-Kata s’est éteint le 19 octobre dernier à l’âge de 28 ans. Il est mort des suites d’une intervention pour prélever sa semence.

Kata-Kata Bioparc

Les décès font malheureusement partie de la vie d’un zoo, mais ils restent difficiles à supporter et la disparition de Kata-Kata est de ces événements qui marquent profondément les équipes d’un parc animalier.

Une triste nouvelle pour l’espèce

Il faut dire que ce rhinocéros noir les côtoyait depuis longtemps. Arrivé au zoo de Doué-la-Fontaine en 2004 à l’âge de 14 ans, le pachyderme de 1 100 kilos a passé la moitié de sa vie dans ce parc animalier du Maine-et-Loire. Avec la femelle Tisa, de huit ans sa cadette, il devait former un couple reproducteur et ainsi accroître le nombre de rhinocéros noirs en captivité en Europe, l’espèce étant en danger critique d’extinction dans la nature. En 2016, le Bioparc annonçait fièrement la gestation de la femelle, une première dans un zoo français. Seulement, le petit n’a pas survécu : il a cessé de respirer quelques instants seulement après sa venue au monde.

Tentative de reproduction

Il s’agissait de la première gestation pour Tisa et elle est tout de même parvenue à la mener à bien pendant quinze mois et demi. L’espoir était donc de mise. Une nouvelle fois, le Bioparc a tenté de faire s’accoupler Kata-Kata et Tisa. Mais le mâle a pris de l’âge et « avec une fertilité déclinante en raison de son âge avancé, il devenait urgent de prélever sa semence pour inséminer la femelle », explique le parc animalier sur sa page Facebook. Pour cela, des vétérinaires spécialisés ont anesthésié le rhinocéros mâle. « Cet acte sous anesthésie générale est régulièrement pratiqué chez cette espèce menacée quand l’animal présente des problèmes de fertilité ou quand il convient de sauvegarder son potentiel génétique pour des utilisations futures », rappelle le Bioparc. Si l’intervention s’est bien déroulée, des complications se sont manifestées au réveil de l’animal. « Lors de son couchage, Kata-Kata a subi un traumatisme mineur d’un de ses nerfs qui l’a empêché de recouvrer toute sa capacité à se déplacer […] Ce problème locomoteur a très vite engendré des complications cardiaques. » Malgré les soins prodigués par les vétérinaires, Kata-Kata est mort le 19 octobre.

Naturalisé au muséum de Bordeaux

Toutefois, l’espoir demeure car de son côté, la femelle Tisa a été inséminée avec succès. Il faut attendre encore quelques mois avant de savoir si l’insémination a réussi et si la femelle est gestante. Quant à Kata-Kata, il sera naturalisé puis exposé au muséum d’histoire naturelle de Bordeaux. Le lion Charlie du Zoo African Safari de Plaisance-du-Touch avait lui aussi été naturalisé pour rejoindre le muséum d’histoire naturelle de Toulouse.

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