Le jardin botanique et zoologique de Mulhouse vient d’accueillir un mâle et deux femelles dans l’espoir de reproduire l’espèce. Il devient ainsi le seul parc français susceptible d’enregistrer des naissances ces prochaines années.

Bœuf musqué Zoo de Mulhouse

Ça bouge dans l’espace Grand Nord du Zoo de Mulhouse. Inaugurée en 2014, cette zone de 10 000 mètres carrés dédiée à la faune arctique accueille trois espèces : des ours polaires, des renards polaires et des bœufs musqués. C’est justement du côté de ces derniers qu’il y a du nouveau.

Trois nouveaux bœufs musqués

Le bœuf musqué mâle Odin a quitté le Zoo de Mulhouse et a depuis été remplacé par trois congénères : un mâle et deux femelles.

Samson est un bœuf musqué âgé de bientôt 2 ans. Il est né en captivité, au parc zoologique de Cologne en Allemagne. Il a été rejoint par les femelles Hella et Merle, originaires de Berne en Suisse.

Bientôt des naissances ?

Cet échange entre parcs zoologiques est supervisé par l’EAZA. C’est sur recommandation du coordinateur européen de l’espèce – qui fait l’objet d’un programme européen d’élevage (EEP) piloté par le Zoo de Copenhague – que ces trois bœufs musqués ont été envoyés à Mulhouse.

Potentiellement, donc, des naissances pourraient survenir ces prochaines années. En France, il n’y a pour l’instant qu’à Mulhouse qu’une naissance de bœuf musqué est susceptible de se produire, ce zoo étant le seul à accueillir un groupe mixte.

« Nous sommes les seuls à présenter des femelles de cette espèce, déclare le parc. Seul un autre zoo français présente un mâle. »

Pas encore considéré comme menacé

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) classe l’espèce Ovibos moschatus dans la catégorie « peu concernée » par l’extinction. Autrement dit, le bœuf musqué n’est pas considéré comme une espèce menacée.

Dans la nature, il vit au Canada, en Alaska et au Groenland. Il a également été réintroduit en Norvège et dans l’Arctique russe, où il avait disparu il y a plusieurs siècles, en grande partie à cause de la chasse.

Aujourd’hui, il existe environ 80 000 bœufs musqués à l’état sauvage. La chasse n’est plus considérée comme une menace de premier ordre. En revanche, le changement climatique oui. Le bœuf musqué vit en effet dans les régions arctiques, premières concernées par la hausse des températures.

« Le réchauffement climatique entraîne le dégel du permafrost et l’augmentation des pluies auxquelles les bœufs musqués ne sont pas adaptés, explique le Zoo de Mulhouse. Le redoux encourage par ailleurs l’arrivée de nouveaux prédateurs tels que les grizzlis. »

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