C’est la deuxième fois en quelques semaines que le zoo du Lunaret, à Montpellier, assiste à une naissance de guépards dans son enceinte. Malheureusement, la dernière mise base qui a eu lieu le 3 juillet ne s’est pas déroulée sous les meilleurs auspices.

Bébés guépards
Photo d’illustration ©Mehgan Murphy, Smithsonian’s National Zoo.

Le 14 mai 2018, le zoo du Lunaret se réjouissait de la naissance de trois bébés guépards, Ajabu, Aywa et Azraël (un mâle et deux femelles), mis au monde par la femelle Sanné. Quelques semaines plus tard, le 3 juillet, une deuxième portée de guépards a vu le jour. Cette fois, c’est la toute jeune femelle Sita qui a mis bas quatre petits.

Trois bébés rejetés par leur mère

En revanche, tout ne s’est pas déroulé pour le mieux. « Comme souvent chez cette espèce lors des premières portées, l’un deux n’a pas survécu à la mise bas », a en effet annoncé le zoo de Montpellier sur sa page Facebook. Les trois survivants, baptisés Bappé – en l’honneur du footballeur français Kylian Mbappé – Bahati et Bastet, sont quant à eux en bonne santé. Seulement voilà, une autre ombre est venue s’ajouter au tableau : leur mère, Sita, a cessé de les allaiter. « Après plusieurs semaines d’allaitement sans encombre, la femelle a arrêté de produire du lait et s’est peu à peu désintéressée d’eux », raconte le zoo du Lunaret, qui a constaté qu’après plusieurs jours de croissance, les petits commençaient à perdre du poids. Or, la perte de poids n’est pas normale à ce stade du développement, comme l’expliquait l’équipe animalière du Lunaret à l’occasion de la première naissance des bébés guépards.

Sevrage grâce aux soigneurs

Ni une, ni deux, les soigneurs ont repris les choses en main afin d’éviter que les bébés guépards ne meurent de faim ou ne développent des carences. Pendant dix jours, ils se sont relayés pour leur donner le biberon à raison de trois fois par jour, ainsi que le révèlent nos confrères du Métropolitain. Des efforts qui ont payé puisqu’aujourd’hui, Bappé, Bahati et Bastet sont en bonne santé et n’ont plus besoin de lait maternel : ils ont en effet été sevrés un mois à l’avance afin d’éviter qu’ils ne s’imprègnent trop de l’Homme. Les petits ont par ailleurs besoin d’une mère d’adoption pour apprendre les rudiments de la vie d’un guépard. C’est donc Sanné, la femelle ayant mis bas au mois de mai, qui a été désignée pour jouer ce rôle. « Les soigneurs animaliers les ont nourris artificiellement jusqu’à leur sevrage, et ont ainsi réussi à les sauver, tout en préparant progressivement leur adoption par Sanné », résume le parc zoologique.

Visibles du public

Cette adoption nécessite, elle aussi, toute la mobilisation des soigneurs animaliers, comme l’explique Baptiste Chenet, responsable du service animalier du zoo de Montpellier, à France 3 Occitanie. Tout d’abord, les petits ont dû être lavés afin de faire disparaître toute odeur de leur mère biologique. Puis, tous ont été frottés régulièrement avec de l’urine des trois petits de Sanné, nés en mai. Enfin, Bappé, Bahati et Bastet ont été placés dans un sas pour être vus et sentis tous les jours par leur mère d’adoption, afin qu’elle se familiarise petit à petit avec leur présence. Ils devraient ainsi pouvoir rejoindre très bientôt l’enclos de la femelle et de leurs frères adoptifs, Ajabu, Aywa et Azraël.

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