Le parc animalier haut-savoyard vient tout juste de fermer ses portes, le 2 septembre 2018. Lorsqu’il rouvrira après sa trêve annuelle, au printemps 2019, plusieurs changements auront eu lieu.

Les Aigles du Léman

Le parc des Aigles du Léman a démarré sa saison 2018 avec une nouveauté de taille : l’inauguration d’une immense volière immersive baptisée Terre des Aigles et dans laquelle voleront à terme une soixantaine de rapaces. Le site s’est par ailleurs lancé pour la première fois dans l’hébergement et propose de passer la nuit dans une ferme rénovée, en plein cœur de Terre des Aigles. Pour 2019, aussi, des nouveautés sont au programme.

Nouvelles volières de reproduction

Le parc accueille environ 220 rapaces issus de 71 espèces différentes, dont certaines très rares en captivité comme dans la nature, à l’instar du dernier couple reproducteur d’aigles couronnés en Europe. La reproduction est donc l’une des priorités des Aigles du Léman, qui dispose d’ailleurs d’un centre spécifique piloté par Jacques-Oliviers Travers, fondateur du site, et cinq fauconniers. Les couples reproducteurs sont isolés de l’agitation du cœur du parc dans des volières dédiées et toutes les conditions sont réunies pour favoriser l’accouplement. Mais Les Aigles du Léman veulent aller plus loin : « Nous allons construire quatre volières de reproduction supplémentaires d’ici 2019 », confie en effet Jacques-Olivier Travers.

Une nurserie proche de la nature

Gypaète barbu

Gypaète barbu

L’autre surprise de taille que réserve le parc dédié aux rapaces pour 2019, c’est la construction d’une nouvelle nurserie, qui viendra en complément de celle qui existe déjà et qui se situe au niveau de la fauconnerie, dans un espace non accessible au public. « La différence, c’est que ce nouveau bâtiment n’aura rien à voir avec les nurseries que l’on peut voir dans certains parcs zoologiques, et qui ont un côté très « clinique » », commente Jacques-Olivier Travers. L’idée de ce projet est de reproduire au plus près les conditions naturelles pour la ponte, la couvaison et la naissance des oisillons aux Aigles du Léman. « Les petits naîtront dans des nids conformes à ceux dans lesquels ils verraient le jour dans la nature, ce qui n’est pas rien car pour certaines espèces de rapaces, les nids mesurent plus d’un mètre de diamètre ! », poursuit le fondateur et dirigeant.

Le parc est déjà engagé dans une telle démarche favorisant un certain « laissez-faire » du côté des oiseaux reproducteurs comme cela se ferait dans la nature, les équipes se cantonnant à un rôle d’observateurs et d’acteurs en dernier ressort lorsque la situation l’exige. « De nouvelles techniques sont utilisées comme des petites caméras placées directement dans le nid afin de suivre sa construction ou encore de l’élevage semi-artificiel des jeunes afin d’optimiser la reproduction, explique le parc de Sciez-sur-Léman sur son site internet. Ces méthodes permettent donc de prendre des données complètes de la reproduction de nos oiseaux depuis la formation du couple jusqu’à l’âge adulte en passant par l’envol des jeunes. »

Rénovation de la fauconnerie

Les travaux se poursuivront avec la rénovation de la fauconnerie des Aigles du Léman. Les anciens bâtiments dans lesquels se préparent les cinq spectacles journaliers devraient ainsi faire peau neuve. Le parc va donc bien mettre à profit les nombreux mois de sa fermeture annuelle ! A noter que le site dispose encore d’environ 4 hectares de terrain disponible. De quoi bâtir de nouveaux projets à venir.

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