Cet organisme soutient la sauvegarde des espèces menacées en Auvergne et dans le monde. Il a été fondé en 2013 à l’initiative du rugbyman Julien Pierre et du Parc Animalier d’Auvergne.

La Passerelle Conservation

Étroitement lié au Parc Animalier d’Auvergne, le fonds de dotation La Passerelle Conservation soutient financièrement plusieurs programmes de sauvegarde dans le monde, ainsi que des projets qui lui sont propres.

Histoire de La Passerelle conservation

On pourrait croire que tout commence en 2013 avec la création officielle de La Passerelle Conservation, mais il faut en réalité remonter plus loin pour comprendre comment un tel projet est né.

Tout débute réellement dans l’enfance de Julien Pierre, un rugbyman à la carrière internationale, passé pendant un temps par l’ASM Clermont-Auvergne avant de terminer son parcours professionnel à la Section paloise. Depuis toujours, ce passionné d’animaux a vécu dans l’univers des parcs animaliers et de la conservation des espèces menacées. Son grand-père – Louis Gay – n’est autre que le fondateur du Bioparc de Doué-la-Fontaine, un parc animalier aujourd’hui géré par son oncle Pierre Gay. Son enfance, il l’a passée au zoo des Sables d’Olonne, qui appartenait à l’époque à son grand-père. Bref, les zoos, c’est une véritable histoire de famille.

Mais pas seulement. La sauvegarde des espèces menacées, aussi. Car depuis qu’il a repris la direction du Bioparc, l’oncle de Julien Pierre s’investit dans divers programmes de sauvegarde. En 2009, il invite d’ailleurs son neveu en Indonésie, à la rencontre d’une association œuvrant à la protection des tigres de Sumatra. Là-bas, Julien Pierre a un déclic : lui aussi veut désormais s’engager dans la défense des animaux menacés.

Quelques temps plus tard, en 2012, le Parc Animalier d’Auvergne change de direction. Rémy Gaillot et Pascal Damois décident de reprendre ce zoo « avec la volonté de s’engager dans la protection des espèces menacées », assure le fonds de dotation sur son site internet. La même année, Rémy Gaillot rencontre et Julien Pierre. Les deux hommes se mettent rapidement d’accord pour créer un fonds de dotation rattaché au parc en vue de financer différents programmes de sauvegarde. La Passerelle Conservation naît l’année suivante, en 2013.

Les missions de La Passerelle Conservation

Panthère des neiges (Auvergne)

« Le projet de La Passerelle est de s’investir dans des actions utiles, concrètes et efficaces auprès des espèces menacées en Auvergne et à travers le monde, explique Julien Pierre. Nous agissons pour la préservation des écosystèmes et de la biodiversité mais aussi et surtout pour le vivre ensemble avec les animaux. Notre philosophie est de concilier la protection de la nature avec les activités humaines. »

Concrètement, le fonds de dotation du Parc Animalier d’Auvergne récolte des fonds à destinations du plusieurs programmes en faveur de la biodiversité menacée dans le monde.

Sauvegarder la biodiversité en Auvergne

Localement, d’abord. La Passerelle Conservation supporte des associations naturalistes auvergnates, qui agissent en local pour préserver la faune et la flore menacées. Elle a par exemple déjà apporté une aide financière à l’association Chauve-souris Auvergne, Panse-Bêtes, l’Observatoire des reptiles d’Auvergne, l’antenne auvergnate de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), au Groupe Mammalogique d’Auvergne (GMA) ou encore au réseau Conservatoires d’espaces naturels.

Grâce aux dons versés régulièrement à ces organismes par le fonds de dotation, plusieurs actions ont pu être menées à bien. Comme par exemple la création d’un gîte à chauves-souris dans une ancienne gare ferroviaire dans le Cantal, l’installation de dizaines de nichoirs aux alentours du Parc Animalier d’Auvergne afin d’accueillir une cinquantaine d’espèces d’oiseaux différentes, etc.

Soutenir des actions dans le monde

Panda roux conservation

La Passerelle Conservation agit également ailleurs sur la planète, en soutenant des programmes aux quatre coins du globe. Au total, une quinzaine de projets et associations sont épaulés par le fonds de dotation :

  • Red Panda Network pour la protection des pandas roux au Népal ;
  • Snow Leopard Trust pour la sauvegarde de la panthère des neiges dans la province de Gobi, en Mongolie ;
  • Initiative Corozal pour un Avenir Durable (CSFI) pour la protection de milieux naturels au Belize (réserve naturelle de Shipstern, parc national de Honey Camp et réserve forestières de FreshwaterCreek) ;
  • Big Life Foundation, entre le sud du Kenya et le nord de la Tanzanie : cette ONG protège les quelques 2000 éléphants, 200 lions, 8 rhinocéros noirs et autres espèces menacées qui vivent sur ces 1,6 millions d’hectares encadrés par Big Life ;
  • Giraffe Conservation Foundation pour la conservation des différentes espèces et sous-espèces de girafes en Afrique ;
  • Instituto de Pesquisas Ecologicas en soutien à la Lowland Tapir Conservation pour la sauvegarde du tapir terrestre au Brésil ;
  • Projet Anoulak qui étudie la faune sauvage du Laos et notamment les gibbons et loutres naines d’Asie ;
  • Antongil Conservation et Fondation Aspinall pour la préservation des espèces de lémuriens menacées de Madagascar ;
  • Barbary Macaque Conservation Awareness (BMAC) pour la protection des singes magots – aussi appelés macaques de Barabarie – au Maroc ;
  • Free the Bears, investie dans le sauvetage des ours détenus illégalement au Tibet et au Vietnam ;
  • Wildcats Conservation Alliance qui soutient notamment des programmes de sauvegarde du tigre de l’Amour et du léopard de l’Amour ;
  • Kulanstep pour la protection des kulans (un âne sauvage) au Kazakhstan ;
  • Arctictis Binturong Conversation (ABC) pour la sauvegarde du binturong sur l’île de Palawan, aux Philippines ;
  • Projet Caparo pour les atèles de la réserve de Caparo, au Venezuela.

La Passerelle Conservation finance également son propre projet pédagogique : Biodiv’Educ. Destiné à sensibiliser le public à l’importance de la biodiversité, ce projet s’appuie sur le milieu forestier, facile d’accès, et sur des technologies innovantes pour créer des expériences ludiques permettant d’aborder la question de la protection de la nature.

Financements

Tigre (zoo Auvergne)

Pour financer tous ces projets, le fonds de dotation a besoin d’argent. Pour cela, il collecte des dons provenant des particuliers et du mécénat d’entreprises. Plusieurs possibilités existent pour apporter son soutien financier à La Passerelle Conservation :

  • L’adhésion: le montant minimum est de 10 € et le maximum est de 50 €. L’adhésion permet de soutenir les actions du fonds de dotation mais aussi d’obtenir une voix à l’Assemblée Générale de l’organisme, et donc de participer plus activement à la prise de décision ;
  • Le don: ponctuel ou mensuel, le don est d’un montant libre ;
  • Le parrainage d’un animal: les montants vont de 25 € pour devenir « protecteur de bronze » à 500 € pour « grand protecteur de la nature ». Les animaux à parrainer sont : Ibet et Mushu (pandas roux), Dondon et Tsavo (lions d’Afrique), Taja et Gabriel (panthères des neiges), Zaïd et Johari (girafes de Rothschild), Noéa et Saphir (tigres).

Tous ces dons ouvrent droit à une réduction d’impôt puisque le montant est déductible à hauteur de 66 %.

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