Créée en avril 2008 par le parc animalier du même nom, cette fondation soutient divers projets en faveur de la protection des espèces menacées.

Fondation le PAL Nature

Plusieurs parcs zoologiques ont choisi de créer une fondation en parallèle de leurs activités afin de soutenir la recherche dans le domaine de la conservation des espèces animales mais aussi des projets sur le terrain pour les protéger. Le parc animalier Le PAL, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, en fait partie.

L’histoire de la fondation

Le PAL a créé sa fondation en avril 2008. « Le projet est né de l’envie d’accompagner les actions de conservations in-situ impulsées par des associations, des personnes, des causes, etc. », explique l’organisme sur sa page Facebook. Baptisée « Fondation le PAL Nature », cette fondation d’entreprise s’est donné pour mission de soutenir financièrement, techniquement et humainement des projets qui ont vocation à assurer une certaine pérennité aux espèces sauvages et à leurs habitats menacés.

La conservation des espèces menacées

Il s’agit de l’une des principales missions de la Fondation le PAL Nature : aider à la sauvegarde d’espèces en voie de disparition. Pour cela, l’organisme participe à différents programmes de reproduction et de réintroduction mis en place à l’échelle européenne dans des parcs animaliers pour des espèces considérées comme « sensibles ». Il contribue par ailleurs financièrement à divers projets et associations impliquées sur le terrain partout dans le monde. En 2018, la fondation soutient près d’une vingtaine de projets dont voici la liste :

  • ACTAG PRW Tourisme et Conservation : une association en charge de la gestion du parc national W (Bénin, Burkina Faso et Niger) ;
  • AFDPZ : la fondation soutient financièrement la commission conservation de l’Association française des parcs zoologiques ;
  • Atoupic : une association spécialisée dans l’accueil et le soin aux hérissons blessés ou orphelins ;
  • Awely, des animaux et des Hommes : cette ONG française travaille pour la protection de certaines espèces emblématiques et des milieux naturels tout en impliquant les populations locales ;
  • Centre Athenas : un centre de sauvegarde de la faune sauvage qui participe plus particulièrement à la préservation en France du lynx boréal, du chat forestier et du busard cendré ;
  • CPPR-Connaitre et Protéger le Panda Roux : une association impliquée dans la sensibilisation aux menaces qui pèsent sur le petit plantigrade ;
  • Helpsimus : une association française pour la sauvegarde du grand hapalémur à Madagascar ;
  • Ikamaperu : fondée en 1997, cette association œuvre à la préservation des écosystèmes de l’Amazonie péruvienne ;
  • Kalaweit : pour la protection et la réintroduction des gibbons d’Indonésie (Bornéo et Sumatra) ;
  • Le Pic Vert : l’organisme lutte contre les pollutions et les nuisances sur la faune sauvage en France mais aussi au Zimbabwe ;
  • Le retour du bouquetin ibérique dans les Pyrénées : programme de réintroduction de cette espèce disparue des Pyrénées depuis 1910 ;
  • Projet Primates France : l’association a été créée pour venir en aide au Centre de Conservation pour Chimpanzés (CCC) qui recueille des chimpanzés en Guinée ;
  • Projet for Wildlife and Apes Conservation : une ONG qui défend la cause des grands singes en leur apportant soutien, soins et suivi scientifique ;
  • SANCCOB pour the Southern African Foundation for the Conservation of Coastal Birds : créée en 1968, cette association participe à la préservation des oiseaux marins d’Afrique du Sud ;
  • Save the Rhino : une ONG qui œuvre à la protection des cinq espèces de rhinocéros vivant en Asie et en Afrique ;
  • Snow Leopard Trust : cette ONG participe à la protection de la panthère des neiges dans cinq des douze pays où elle vit à l’état sauvage ;
  • StandUp4Elephants : une association pour la protection des éléphants d’Asie au Népal ;
  • Sauvegarde de la Vie Animale Arboricole (SVAA) : la Fondation le PAL Nature soutient le projet Huro de cette association, dont le but était de créer un centre de soin et d’accueil pour le gibbon de Hoolock en Inde ;
  • Wildcats Conservation Alliance : pour la protection des tigres et des panthères de l’Amour en Asie.

Sensibiliser le public

Tigre de Sumatra
Tigre de Sumatra.

La fondation organise régulièrement des événements au sein du parc animalier afin de sensibiliser le public sur différentes thématiques en lien avec la protection de la biodiversité. Le 5 août 2018, elle a par exemple concocté une journée dédiée au tigre de Sumatra, sous-espèce du tigre en danger critique d’extinction d’après l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Durant toute une journée étaient prévues plusieurs activités dont un atelier « Alternative à la déforestation », l’un des principaux fléaux qui pèse sur le tigre de Sumatra avec le braconnage. Au mois de mai, la fondation a mis à l’honneur un autre animal emblématique de la faune menacée en créant « la semaine du loup ». Là encore, plusieurs événements étaient au programme pour faire découvrir au plus grand nombre les menaces qui pèsent sur les loups mais aussi pour en apprendre plus sur ces animaux finalement peu connus. L’éléphant, le vautour et le manchot du Cap ont également eu droit à leurs événements dédiés et, dans le courant du mois de septembre, ce sera au tour du panda roux d’être mis en avant.

Financements

Comme la plupart des organismes à but non lucratif, la Fondation le PAL Nature se finance via des dons. Ceux-ci peuvent se faire ponctuellement directement auprès de son fond de dotation « Les amis de la Fondation le PAL Nature », par exemple via son site internet ou, comme le font plusieurs parcs animaliers, en parrainant un animal. Pour cela, il suffit de choisir le pensionnaire que l’on souhaite parrainer (voir la liste des animaux) ainsi que la formule de parrainage souhaitée (de 10 à 300 euros). La fondation du PAL est également soutenue financièrement par des entreprises.

Chaque année depuis sa création est organisée La Journée de la Fondation le PAL Nature. L’entrée du parc se fait alors au tarif exceptionnel de 10 euros et les attractions habituellement ouvertes restent fermées. Au programme : visite des bâtiments et enclos animaliers, goûters des animaux ou encore rencontre avec des bénévoles d’associations impliquées dans la sauvegarde des espèces animales. Tous les bénéfices récoltés durant cette journée sont intégralement reversés à des organismes de protection de la faune sauvage. La cinquième édition de cette journée, qui s’est déroulée en 2017, avait permis de collecter 40 000 euros. L’édition 2018 se tiendra le dimanche 14 octobre de 10h à 17h.

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