Association européenne de zoos
L’EAZA (Association Européenne des Zoos et Aquariums) est née en 1988 de la volonté de faciliter les échanges et la coopération entre les différents parcs animaliers d’Europe. Cette structure à la portée initialement limitée a pris une toute autre dimension après la chute du rideau de fer au début des années 1990 : cet événement a en effet permis à de nombreux parcs d’Europe de l’Est d’intégrer l’association et, aujourd’hui, les membres sont répartis dans plus de 40 pays. Plusieurs zoos sont même situés hors des frontières de l’Europe comme Israël, le Kazakhstan, le Koweït ou les Emirats Arabes Unis. En octobre 2016, l’association comptait 295 membres permanents, 7 membres temporaires et 34 membres associés, soit un total d’environ 336 sites totalisant chaque année 130 millions de visiteurs pour 30 000 employés.

Bien-être animal et organisation des programmes de reproduction

Le premier objectif de l’EAZA est de s’assurer du bien-être des animaux dans chacun des parcs animaliers membre de l’association, mais aussi dans tous ceux qui aspirent un jour à la rejoindre. L’association surveille donc très attentivement les conditions de vie des spécimens évoluant en captivité : les caractéristiques naturelles des animaux ne doivent pas disparaître et tout contrevenant à cette règle peut être puni. Le parc animalier d’Amnéville, par exemple, s’est vu retirer son statut de membre permanent en 2015 du fait de son attraction de dressage de félins, Tiger World.

Au sein de l’EAZA, plusieurs entités sont en charge de cette surveillance, dont :

formation soigneurs animalier eaza

  • l’EAZA Academy, qui propose des formations à l’attention des gardiens, soigneurs ou même horticulteurs.
  • l’EAZA Technical Assistance Commitee, qui fournit des experts aux zoos qui souhaitent améliorer les conditions de vie de leurs animaux et, à terme, intégrer l’EAZA.
  • l’Animal Welfare Working Group (AWWG), qui tâche de soutenir les Programmes Européens pour les Espèces menacées (EEP) et les Studbooks Européens (ESB) mis en place dans toute l’Europe.

Grâce à l’EAZA, 172 EEP et 165 ESB ont vu le jour. Chacun de ces programmes de conservation ex-situ cible une espèce spécifique et est dirigé par un expert appelé « coordinateur de l’espèce » pour les EEP et « gardien du studbook » pour les ESB. Dans les deux cas, ce professionnel expérimenté collecte toutes les informations nécessaires au suivi de l’espèce sous sa responsabilité, y compris l’arbre généalogique complet de chaque animal. La documentation lui permet ensuite d’organiser les transferts entre chaque zoo et d’encourager la reproduction en veillant à éviter la consanguinité.

Malgré les similitudes entre ces deux programmes de reproduction, il existe une différence entre EEP et ESB : les premiers concernent des espèces plus menacées que les seconds, et la gestion d’un EEP est bien plus intensive que celle d’un ESB.

Campagnes, sensibilisation et récoltes de fonds

campagne let it grow eaza
L’EAZA s’attache également à sensibiliser les visiteurs à la préservation de la biodiversité. Organiser des animations, des débats, des conférences fait partie intégrante des missions de l’association. Chaque année depuis 2000, l’EAZA organise par exemple de grandes campagnes de communication autour de thèmes très variés : la première d’entre elles portait sur la viande de brousse, la deuxième sur les forêts tropicales, la troisième sur les tigres… jusqu’en 2016, où le thème était « let it grow » (« coup de pousse à la nature ») et était centré sur la protection de la biodiversité locale. Ces campagnes amènent non seulement aux visiteurs des parcs zoologiques de réfléchir à la conservation des espèces, mais permettent aussi de lever des fonds pour diverses actions futures.

Grâce à ces actions, plus de 5 millions d’euros ont été récoltés afin de financer des projets tout autour du monde et des centaines de millions de visiteurs ont déjà pu être sensibilisés à l’importance de la sauvegarde de la biodiversité.

Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur le site de l’EAZA.