Depuis bientôt dix ans, l’association oeuvre dans l’ombre du plus célèbre parc animalier de France et finance plusieurs programmes de conservation et de recherche.

Association Beauval Nature

L’histoire de Beauval Nature

A l’origine baptisée Association Beauval Conservation et Recherche (ABCR), cette association à but non lucratif a vu le jour en 2009, soit 29 ans après l’ouverture du ZooParc de Beauval à Saint-Aignan, dans le Loir-et-Cher. L’organisme porte désormais le nom d’Association Beauval Nature pour la Conservation et la Recherche, mais est plus communément appelé Beauval Nature.

Soutenir des programmes de conservation

Sa principale mission consiste à aider financièrement des programmes de conservation d’espèces animales aux quatre coins du monde. Des projets généralement gérés par des organisations non gouvernementales (ONG) et qui ont besoin de soutiens financiers pour poursuivre leurs actions sur le terrain. En 2016, Beauval Nature a soutenu 45 programmes dans le monde, dont l’association Les Amis des Bonobos du Congo qui aide à la réintroduction et la conservation des bonobos en République démocratique du Congo, le Rombo Group Ranch géré par la communauté Massaï et qui veille à la protection des éléphants au Kenya, l’association Red Panda Network qui agit pour la préservation du panda roux dans la nature, ou encore le Tropical Conservation Center, un site basé au Nigéria dont la mission consiste à protéger les tortues marines qui vivent dans les mangroves nigérianes (la tortue caouanne, la tortue luth et la tortue olivâtre).

Panda roux du Zooparc de Beauval

En France, Beauval Nature soutient quatre programmes de conservation :

  • l’éradication de la grenouille taureau en Sologne en partenariat avec le Comité Départemental de Protection de la Nature et de l’Environnement (CDPNE) et le Syndicat d’Entretien du Bassin du Beuvron. Cette espèce originaire des Etats-Unis a été détectée en Sologne à partir de 2002. Or, elle constitue une véritable menace pour la faune locale ;
  • la préservation du gypaète barbu dans les Alpes avec la Vulture Conservation Foundation (VCF). Exterminé au début du 20e siècle, le plus grand vautour européen n’avait plus volé dans les Alpes françaises jusqu’à la réintroduction réussie d’un premier couple à la fin des années 1980 ;
  • la réintroduction du lamantin des Antilles en collaboration avec le Parc national de la Guadeloupe. Après avoir totalement disparu des Petites Antilles, ce mammifère marin a fait l’objet d’un programme de réintroduction initié en 2002, au large de la Guadeloupe. Deux lamantins ont été relâchés en 2016, mais l’un d’eux est mort peu de temps après et l’autre a dû quitter les eaux antillaises. Néanmoins, le projet reste d’actualité et une nouvelle réintroduction pourrait avoir lieu prochainement ;
  • la protection du pélobate brun avec le CDPNE et la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL Centre). Cet amphibien a vu sa population fortement décliner ces dernières années à cause de plusieurs facteurs, dont l’assèchement des zones humides et l’introduction d’espèces exotiques comme la grenouille taureau.

Beauval Nature a versé 341 303 euros aux programmes de conservation en 2016.

Financer la recherche

En plus des programmes de conservation, Beauval Nature finance aussi une trentaine de projets de recherche menés par des institutions nationales et internationales, ou directement gérés par l’association elle-même. Au total, huit grands thèmes sont abordés :

  • l’anatomie-physiologie ;
  • la microbiologie ;
  • l’anatomie-pathologie/pathologie clinique ;
  • la nutrition ;
  • l’éthologie ;
  • la pharmacologie/immunologie ;
  • la génétique ;
  • la reproduction.

Ces thématiques englobent un grand nombre de cas d’études, comme par exemple la mise au point d’une nouvelle technique de sexage pour les oiseaux, l’analyse des capacités cognitives des orangs-outans, l’étude génétique des grands félins en Europe ou encore l’approfondissement de la théorie de l’esprit chez les primates.

En 2016, Beauval Nature a financé la recherche à hauteur de 147 739 euros.

Les sources de financements

Pour soutenir tous ces programmes, Beauval Nature a besoin de fonds. La majorité provient des dons que lui font d’autres parcs zoologiques, mais aussi des entreprises et des particuliers. Ceux-ci peuvent prendre trois formes : le don direct, le parrainage d’un animal et le mécénat (pour les entreprises).

Orang-outan du Zooparc de Beauval

Le don en numéraire peut se faire de différentes façons. A commencer par « l’euro supérieur » qui consiste à arrondir les dépenses réalisées au self-service Le Tropical et dans les hôtels du ZooParc de Beauval. Par exemple, si la note ou l’addition finale s’élève à 19,74 euros, il est possible d’arrondir à 20 euros, les 26 centimes en trop étant reversés à l’association. Depuis 2017, il est également possible de faire une donation via une « borne de mini-dons », installée près de la Maison Beauval Nature, entre les volières des oiseaux et le bassin des manchots. « Cette borne fixe permet de réaliser des dons à hauteur de 2 euros, par carte bancaire, sans contact », détaille l’association.

Pour parrainer un animal, les montants démarrent à 20 euros. Au total, 28 espèces peuvent être parrainées dont certains pensionnaires qui comptent parmi les stars du zoo comme la famille de pandas géants – le bébé Yuan Meng, la maman Huan Huan et le papa Yuan Zi –, le couple de tigres de Sumatra – Jambi et Asu –, le gorille à dos argenté Asato, Muda l’orang-outan ou encore Audrey la panthère des neiges. Avec cette formule, le donateur peut déduire 66 % du montant de son don lors de sa prochaine déclaration d’impôt sur le revenu. « Un parrainage est valable un an renouvelable », explique l’association. « Durant cette année, vous recevrez des informations sur les espèces animales hébergées à Beauval et leur conservation en milieu naturel ». 173 010 euros ont été récoltés grâce au parrainage en 2016.

Les entreprises qui le souhaitent peuvent également soutenir Beauval Nature en effectuant une donation financière. Comme pour les particuliers, une partie de ces dons est déductible des impôts, l’association étant reconnue d’intérêt général. Ainsi, une société donatrice peut déduire de son impôt 60 % du montant total versé à Beauval Nature, à condition que ce don ne dépasse pas 5 pour mille de son chiffre d’affaires total. En 2016, les dons de la part d’entreprises (hors parcs zoologiques) se sont élevés à 220 875 euros.

Pour connaître le détail des recettes et dépenses de l’association, consultez son rapport d’activités 2016.